Star wars, les derniers jedi de Rian Johnson, 2017.

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Nous avions laissés, après LE RÉVEIL DE LA FORCE, la résistance éprouvée par le Nouvel Ordre mais victorieux, nous la retrouvons dans LES DERNIERS JEDI acculée par le Nouvel Ordre qui parvient à les pister dans la vitesse lumière réduisant ses espoirs de fuite à néant. Pendant que la résistance cherche un moyen de subsister, Rey tente de convaincre Luke Skywalker de reprendre le combat aux côtés de sa sœur, la princesse Leïla devenue général de la résistance.

20170414-starwars-8-teaser-poster-01L’épisode 8 reprend les bases jetées par J.J. Abrams lors de l’épisode 7 et va passer 2h30 à détruire ce qui a été posé durant l’épisode 7. Que ce soit le casque de Kylo Ren jugé inutile et désuet, le sabre de laser de Luke qui était au cœur de l’intrigue du 7 balancé par-dessus l’épaule (littéralement) ou encore le commandant Poe dont chaque action héroïque et désobéissante aux règles se solde par un échec retentissant, tout le film est porté par l’idée de destruction des éléments fondateurs de la saga dans le but de repartir sur de nouvelles bases. Chose qui serait sans doute intéressante si les nouvelles bases proposées étaient solides.

Force est de constater que l’épisode 7 à défaut d’être original restait malgré tout assez cohérent et fonctionnait assez bien dans sa narration. L’épisode 8 tient par miracle alors qu’il enchaîne les incohérences (on parlera même pas des règles de l’espace bafouées mais plutôt du ridicule de l’ennemi qui à aucun moment ne prend cette chasse aux derniers rebels au sérieux) et tourne en ridicule non seulement ses héros mais aussi ses méchants. N’en sorte glorifiée que Rey et Leïla à qui le film donne la part belle.

leia_last_jedi_c524313b365a6e1c6e0cd7bcec740e02Les héroïnes paraissent d’autant plus forte que les hommes sont ridiculisés : Finn est lâche, Poe impulsif et dangereux, Luke trop vieux pour ce combat, Snoke stupide, Kylo hystérique. Certes, le film raconte la chute des héros, et la scène où les héros sont tournés en ridicule par le personnage de Benicio Del Toro a quelque chose d’intéressant. Mais à bien y regarder, c’est surtout la chute des hommes. C’est Amilyn par son sacrifice qui sauve la résistance, Rey par son obstination ou encore Rose qui devient un véritable Deus Ex Machina du film à plusieurs reprises.

Le féminisme du film, son côté ouvertement social par la critique de cette planète ressemblant à un Dubaï de l’espace, le fait de donner les séquences héroïques à des femmes plutôt qu’à des hommes, qui plus est à deux femmes d’origines asiatiques, tout cela est tout à fait honorable et démontre une volonté de la firme Disney d’en finir avec la vieille formule poussiéreuse des chevaliers blancs en armure tous jeunes, beaux, et blancs !

star-wars-portfolio-06-2017-ss02La mise en scène de Rian Johnson (LOOPER, quelques épisodes de BREAKING BAD) est véritablement bien faite, emportant le spectateur et donnant lieu à quelques instants de gloire. Ainsi les séquences avec les bombardiers n’est pas sans évoquer la seconde guerre mondiale (comme le faisait déjà ROGUE ONE), et toute la séquence sur la planète Dubaï de l’espace a un p’ti côté James Bond rencontre OCEAN’S ELEVEN assez intéressant, mais, et il y a un gros mais, le film est aussi un espèce de patchwork qui avec un peu de recul paraît dénué de sens.

3467003C’est sympa de faire des séquences à l’imagerie rappelant la seconde guerre mondiale, mais déjà fait dans ROGUE ONE, c’est sympa cette séquence Casino en mode James Bond en plein milieu du film mais ça coupe celui-ci en plein milieu et rend la course poursuite générale complètement ridicule d’autant que, visiblement on peut aller et venir sous le nez des méchants sans que ceux-ci s’en rendent compte, et c’est sympa cette séquence à la HARRY POTTER sur l’île des Jedi face au miroir dédoublant Rey à l’infini mais ça n’a non seulement aucun sens mais aussi aucune utilité. Le film ne cesse de partir dans tous les sens hésitant entre le film pour enfant (les séquences sur l’île des Jedi) et le film pour adulte (les séquences de bataille pour le moins violentes), hésite entre balancer le bébé avec l’eau du bain et à la fois continue à faire du fan service et à vendre des jouets (aka le plan final avec littéralement des enfants jouant avec des figurines).

C’est un résultat assez brinquebalant qui n’est pas sans rappeler celui des derniers films MARVEL dont, et surtout le dernier THOR, sympa à regarder mais assez vide quand on creuse un peu. Certes ces deux films sont très révélateur de leur système de production, et l’on sent que le réalisateur joue sur le côté méta pour dire quelque chose de ce système, mais cela se fait au dépend du spectateur.

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