[CRITIQUE] Batman V Superman de Zack Snyder, 2016

batman_superman_logoBATMAN V SUPERMAN est sans doute LE blockbuster de l’année. On attendait la réponse de DC face aux films de Marvel réunissant les Avenger. Après les séries mettant en scène Flash, les origines de Batman dans GOTHAM ou encore quelques films plus ou moins réussit pour présenter chaque personnage, voici enfin, L’AUBE DE LA JUSTICE, où en plus de voir s’affronter Batman et Superman, on devrait voir apparaître Wonder Woman et ainsi la trinité se former. Quoi de plus réjouissant et de plus excitant, ce qui explique d’ailleurs les très bons chiffres que fait le film en salle.

2048x1536-fit_ben-affleck-incarne-batman-film-batman-v-supermanAprès l’imposante trilogie de Christopher Nolan (quoi qu’on en pense de son Dark Knight Rise, Nolan a imposé en trois films un Batman iconique, noir, sombre, à l’image des comics de Frank Miller), il semblait difficile de faire revenir le chevalier noir. Et les inquiétudes des fans semblaient légitimes. Qui diable pourrait succéder à Christian Bale dans le rôle du justicier de Gotham. Le très monolithique Ben Affleck avait fait éprouvé des frissons glacés et pourtant, sa prestation colle totalement au personnage. Il faut bien l’avouer, avec ses tempes grises, son air sombre, et sa carrure imposante, il est véritablement le Batman vieillissant du comics de Frank Miller, Dark Knight Return.

maxrsqfjqefesdefaultDans ce comics, nous avons un Bruce Wayne usé ayant prit sa retraite depuis longtemps qui est hanté par son passé, encore et toujours, par la mort de ses parents, et les chauve souris, par ce qu’il a fait, et ce qu’il a perdu. C’est d’ailleurs ces images que BATMAN V SUPERMAN met en avant dès le début du film. Nous voyons la scène du meurtre des parents de Bruce Wayne mise en parallèle avec la chute du petit Bruce dans le puit où il se retrouve confronté à un nid de chauve souris. Ces souvenirs et l’apparition de nouveaux criminels ultra violent sortait Batman de sa retraite, le poussait à reprendre la cape et le masque. Ici c’est les actions d’un extraterrestre et les retombées du combat antre Superman et le Général Zod qui le pousse à prendre parti.

batman-v-superman-dawn-of-justice-fightMais le chevalier noir est un homme usé, las, qui a beaucoup perdu de batailles au fil du temps, et dont la noirceur inquiète jusqu’à Alfred qui se révolte contre la nouvelle manie du vigilent de marquer au fer rouge les criminels qu’il arrête. C’est cet homme au bout du rouleau qui prend en grippe le Superman après avoir reçu une vision du futur lui annonçant une apocalypse menée par un Superman ultra violent possédant sa propre armée. Ce genre d’apparition colle totalement à l’univers DC et Justice League. L’esprit des comics est d’ailleurs vraiment bien représenté, avec une Wonder Woman qui tente de disparaître au milieu des humains tandis que s’affrontent Superman et Batman dans un combat ultra violent dont la dureté des images égale la froideur de l’univers dessiné.

jesse-lex-000220568-580x435Totalement noir ce film de 2h30 (qu’on sent un peu passer quand même) oppose la vision sombre de Batman qui ne voit aucun espoir ou presque, à celle de Superman qui préfère se retirer face à la méchanceté des hommes plutôt que d’avoir à vivre parmi eux. C’est d’ailleurs là toute la différence entre les deux. Quand Superman est adulé au Mexique cela semble faire directement écho à la scène de BATMAN BEGINS où le Batman est la proie d’une foule en colère droguée le voyant comme un démon, quand les gens voient Superman comme un ange tombé du ciel. L’image étant renforcée par un Lex Luthor (très creepy d’ailleurs) qui voudrait voir en Superman un démon venu détruire la terre.

NEN06RJcbJ5mQQ_2_bComme Nolan, Zack Snyder mélange joyeusement plusieurs comics, THE DARK KNIGHT RETURNS évidemment, mais aussi LA MORT DE SUPERMAN, cependant, ces mélanges là visent aussi à une simplification. Celui qui orchestre l’affrontement dantesque entre les deux justiciers c’est bien évidemment Lex Luthor qui pour le coup est dessiné comme un fils de nanti, une sorte de pendant de Bruce Wayne, (orphelin milliardaire possédant une entreprise d’armement) mais complètement fou, ravagé de la cervelle, freak jusqu’au bout des ongles, qui est littéralement habité. Désireux de détruire Superman, il fera tout pour cela, dressant contre lui le sénat (la scène du capitol est d’ailleurs l’une des meilleures du film), Batman mais aussi en jouant les docteur Frankenstein pour un final destructeur.

batman-vs-superman-dawn-of-justice-will-gal-gadot-s-wonder-woman-be-more-than-a-love-int-444466Quid des qualités du film ? Evidemment, si je vous en parle avec autant de ferveur c’est que j’ai aimé. Incontestablement, on a un film qui tient debout et respecte les comics, les univers très différents de Batman (très noir pour le coup) et de Superman, véritable héros patriote. La manière dont est introduite Wonder Woman est tout simplement excellente, très James Bondesque. Même la simplification des sagas issus des comics convient parfaitement à l’adaptation sans sacrifier l’émotion.

Le film a quand même des défauts, une écriture maladroite et un scénario des plus légers quand à la justification de certains comportements. Batman qui se fait si facilement avoir par Lex Luthor, c’est un peu gros, Superman incapable de sauver lui-même sa mère, pareil, on y croit difficilement, mais le fait est que les incohérences sont inhérentes au film de super héros. Et celles-ci restent acceptables. Le scénario maladroit mise tout sur le grand spectacle et les émotions fortes, et au final, c’est ce qui compte. D’autant que, l’image très poussiéreuse et granuleuse qu’aime Zack Snyder colle parfaitement à l’univers. Et que dire du très bon score conçu par Hans Zimmer et Junkie XXL (auteur de la BO de Mad Max Fury Road).

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[CRITIQUE] Batman Begins de Christopher Nolan, 2005

batman-begins-2005-62-gEn 2005, Christopher Nolan ressuscite le chevalier noir. Tourné en ridicule par l’innommable BATMAN ET ROBIN, le justicier de Gotham avait disparu depuis. Jusqu’à ce qu’il soit ramené sur le devant de la scène par le prometteur cinéaste, qui avait alors tourné avec succès MEMENTO et surtout LE PRESTIGE. Fan des comics, Christopher Nolan veut adapter les comics et notamment ceux écrit par Frank Miller qui dans les années 80 avait apporter un renouveau du chevalier noir, ce que veut faire Nolan au cinéma.

Batman-Begins-2C’est ainsi que né BATMAN BEGINS basé sur plusieurs comics marquant, BATMAN ANNÉE 1, UN LONG HALLOWEEN, THE MAN WHO FALLS, mêlant aussi plusieurs personnages emblématiques de l’univers de Batman comme Ra’alGul à la fois ennemi et vieil ami du justicier, ainsi que l’épouvantail, mais aussi la pègre représentée par Falcone. Pour les lecteurs des comics, c’est un joyeux méli mélo que fera Nolan au cours de sa trilogie mais qui reste soigné par une écriture cherchant à approfondir la psychologie du Batman qui dans les films précédent avait été simplifié à l’extrême.

batman-begins-3Nous faire plonger dans la psyché de l’homme chauve souris est la grande réussite de BATMAN BEGINS qui ne se contente pas de placer le justicier face à des méchants mais cherche à comprendre pourquoi il s’habille ainsi et va chasser du criminel. Véritable plongée dans les origines du chevalier noir, le film a une atmosphère dure et noire qui colle avec une Amérique post-2001. Le chevalier a un armement quasi militaire, il a d’ailleurs un tank, la batmobile tenant plus du véhicule militaire qu’autre chose. Il combat des terroristes qui veulent détruire le symbole de l’impérialisme américain à savoir Gotham qui ressemble d’ailleurs fortement à New York. Mais le chevalier refuse de tuer. Il se plie à une volonté de ne pas finir par être comme ses ennemis, mais de partager ses peurs avec eux.

lead_960Au fond, c’est à la naissance d’une légende qu’on assiste. De la chenille, à la vengeance imprimée dans la peau, un gamin qui vient armé au tribunal afin de venger la mort de ses parents, à la chrysalide en prison asiatique finissant par trouver en Raz’al Gul un maître à penser, puis enfin, le papillon, un vigilent qui use de la violence et surtout d’une grande théâtralité afin de faire ployer la pègre et détruire son pouvoir. La corruption de la ville apparaît à une grande échelle, et le personnage de Gordon est aussi central que celui de Alfred ou encore Lucius Fox. Ces trois alliés sont brossés avec grand soin, et campé par des acteurs de haute volée.

Ainsi les bases sont posées pour une trilogie annoncée par la carte du Joker apparaissant à la fin du film. Critiqué, BATMAN BEGINS possède pourtant de vrais atout, il redéfini la légende, iconise le vigilent, brosse le portrait d’un homme possédé par son désir de vengeance et son besoin de justice, un orphelin qui ne possède rien d’autre que son idéal représenté par une chauve souris. L’univers dessiné, par les personnages entourant Batman, autant que par le design de la ville (mêlant la modernité de New York à l’aspect rétro très Burtonnien) que par la musique assez sublime de Hans Zimmer, c’est un film qui se suffit à lui-même, et s’avère sans doute le meilleur de la trilogie, car, le plus abouti.

[CRITIQUE] The Revenant de Alejandro González Iñárritu.

fekoezpjgDans l’Amérique sauvage de 1803, un groupe de trappeur essuie l’attaque d’une tribut indienne. Subissant de lourdes pertes humaines et matériel, un petit groupe de survivant tente de gagner les montagnes afin de rejoindre un camp de colons protégé. Ces derniers sont guidés par Hugh Glass et son fils métis Hawk. Hélas, Hugh est attaqué par un grizzli qui le laisse à moitié mort. Incapables d’avancer avec le corps meurtri, le petit groupe décide de l’abandonner en compagnie de trois hommes afin qu’il soit enterré dignement une fois l’agonie achevée.
John Fitzgerald qui fait parti de ceux resté auprès de Hugh Glass décide d’achever ce dernier. Mais Hawk le surprend, une bagarre s’ensuit au terme de laquelle Fitzgerald tue Hawk sous les yeux de Glass pas tout à fait mort. Fitzgerald parvient à convaincre le troisième homme de fuir avec lui, en lui faisant croire que Hawk a été attaqué par les indiens. Les deux hommes s’enfuient donc, laissant Glass plus mort que vivant, à moitié enterré promis à une mort certaine. Contre toute attente, celui-ci mue par la force et la volonté de venger son fils, rampe puis se relève, bravant les éléments et la nature afin de retrouver le meurtrier de son fils.

1401x788-the-revenant-DF-02339R_rgbTHE REVENANT reprend l’histoire vraie de Hugh Glass, trapeur qui laissé pour mort a réellement bravé les éléments pour retrouver les trapeurs qui l’avaient abandonné. Mais du sort tragique du trapeur, le film n’en conserve que l’essence survivalist, un véritable man vs wild, en transformant les motivations plus honorables du véritable trappeur en une histoire de vengeance. La première adaptation cinématographique LE CONVOI SAUVAGE abordait la notion de vengeance mais vis à vis de ceux l’ayant abandonné et dans le but de rétablir la vérité. Dans sa version, Alejandro González Iñárritu ajoute la notion de vengeance intime avec la mort du fils et ainsi donne lieu à quelques visions oniriques qui donne au film un plan spirituel important lui permettant d’être plus qu’une simple histoire de survie ou même de vengeance.

therevenant1L’onirisme apporté par les visions de Glass donnent une dimension spirituelle qui s’accompagne des paroles non traduites indiennes chuchotés par le fils ou le père, parfois par la femme disparues. Cette idée de vie spirituelle indienne transcendent l’aventure de Glass et lui donnent une dimension supplémentaire qui n’est pas sans rappeler les films de Terrence Malik en particulier LE NOUVEAU MONDE. Cette référence n’est d’ailleurs pas innocente puisque THE REVENANT a pour chef opérateur Emmanuel Lubezki qui a travaillé également avec Terrence Malik. Connu d’ailleurs pour sa capacité à capter la beauté des décors naturels, qui ici prend tout son sens quand un rayon de soleil court sur les roches alors que les deux ennemis combattent. L’image de THE REVENANT est sublime et atteint son apogée dans des séquences oniriques frôlant avec le fantastique, l’horreur, la tragédie shakespearienne et le conte.

the-revenant-photo-56b75d2e4adf3Ces séquences d’onirisme où l’esprit du spectateur s’envole avec le héros sont brutalement coupée par un retour à la réalité souvent hargneux, violent grâce à des images hyper réalistes où le choix de focales grand angle lui donne un côté prit sur le vif type Gopro. A une époque où les sportifs se filment à l’aide de ces petites caméras grand angle quasi fisheye, les images de THE REVENANT où le sang gicle sur la caméra, où la buée du héros créer un filtre brumeux et où la caméra effleure un grizzli à l’attaque autant qu’un indien chevauchant, c’est la caméra qui donne à vivre au spectateur, l’immergeant complètement dans l’action. Parfois trop, on pourrait facilement se retrouver éjecté du film parce qu’on aura remarqué la virtuosité de tel plan ou la perfection numérique de l’animal sauvage, c’est le risque avec tant de technicité. Pour autant, l’aspect sensoriel prend le pas, essentiellement grâce à la mise en scène mais aussi au choix d’avoir un héros quasi muet. Le personnage de Fitzgerald a l’animalité brutale et sauvage émaille lui aussi de cette sensorialité qui prend le pas sur les longs discours.

Alors oui, on peut lui reprocher de trop coller au style de Terrance Malik, d’avoir une telle perfection technique qu’elle peut nous sortir du film, ou encore ce regard caméra final qui nous porterait à y voir quelque chose d’autre que cette belle fin surnaturelle vers l’au-delà, mais il ne faut pas enlever à ce film ce qu’il est avant tout, un film animal, primitif, et presque païen, une aventure sensorielle et spirituelle, d’une modernité absolue, et pourtant, par ses thématiques d’un classisme étonnant.

[CLIP] Carpenter Brut, Turbo killer de Seth Ickerman.

big_1457056994_imageLe génial groupe électro CARPENTER BRUT dont les claviers électros rendent hommage au cinéaste John Carpenter comme son nom l’indique mais également à tout un pan du cinéma de genre des années 80 par sa musique et son univers, mais aussi au cinéma transalpin de la même époque. Après son génial clip LE PERV où il reprenait les images d’un film de LUCIO FULCI, le groupe s’offre un clip digne de ce nom dans la veine d’un KUNG FURY – association effets numériques reproduisant les défauts du cinéma bis associé à des prises de vues réelles avec des acteurs. TURBO KILLER est tout simplement éblouissant ! Sa beauté plastique (des heures de travail en post production) rejoint totalement l’hommage au cinéma de genre des années 70/80 en associant effets numériques style laser, vaisseaux spatial de folie furieuse et effets pellicules avec quelque chose d’organique dans une imagerie d’une beauté folle. Vaisseaux spéciaux, pyramides futuristes, croix inversée sataniste, référence à Star Wars mais aussi de l’organique viscéral, des bolides roulant à toute vitesse, créatures étranges masquées, et jolie fille ondulant, ambiance post-apocalyptique référant à Mad Max, le tout sous les ondes électros dont la déferlante filera le frisson à tout cinéphile amateur de genre. On y verra des références à de l’italien, du Dario Argento (PHENOMENA), du Carpenter évidemment (HALLOWEEN), et sans doute beaucoup d’autres qui nous aurons échappés. En bref, jamais un clip n’a été aussi dingue ! On adore tout simplement !

[SÉRIES] The Expanse, saison 1.

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200 ans dans le futur, le système solaire a été entièrement colonisé. La Planète Mars, colonie terrienne, s’est d’ailleurs révolté contre la terre, donnant lieu à une guerre froide qui est en statu quo. Alors que sur Terre les hommes souffrent des effets de la pollution, sur la ceinture, des hommes naissent et grandissent dans des stations, et les effets de l’apesanteur est désastreux pour ces corps humains qui ne supportent plus la gravité. La ceinture est peuplée essentiellement d’ouvriers et de gens de basses conditions qui doivent payer l’air qu’ils respirent et l’eau qu’ils boivent à prix d’or. Ce qui provoque de nombreuses tensions, notamment avec l’OPA, organisation syndicale qui se montre parfois violente et tend vers le terrorisme pour faire entendre son opinion.

expansetieinLa série débute donc en dévoilant une jeune femme prisonnière dans un vaisseau spatial qui réussit à s’échapper pour découvrir que tous les membres de l’équipage ont disparus, et qu’une chose étrange dévore le réacteur du vaisseau. L’instant d’après nous retrouvons le détective Miller, né sur la ceinture d’Astéroïdes qui a pour mission de retrouver la jeune femme que nous avons vu au début, une dénommée Julie Mao, fille d’un riche industrielle qui semblerait avoir des liens avec l’OPA. Parallèlement, nous suivons James Holden, un second d’un cargo charger d’acheminé de la glace afin d’alimenter la station spaciale Ceres en eau. Il reçoit alors une demande d’aide par radio qui émanerait vraisemblablement de la jeune femme, Julie Mao.

The-Expanse-ChrisjenTHE EXPANSE est ce qu’on appelle un Space opera, produit par la chaîne SYFY. A la création, nous retrouvons Mark Fergus et Hawk Ostby qui ont tous deux été scénaristes sur LES FILS DE L’HOMME et IRON MAN. Cette série qui met en scène des acteurs relativement inconnus, est l’adaptation d’une série de roman éponymes écrits par Daniel Abraham et Ty Frank (assistant de George R. Martin, auteur du TRÔNE DE FER) sous le pseudonyme de S. A. Corey. Le président de Syfy, Dave Howe a dit : « The Expanse est épique par sa dimension et sa portée et promet d’être la série la plus ambitieuse à ce jour de Syfy. » Et à juste titre, puisque cette série est non seulement d’une profondeur scénaristique et de mythologie assez inégalée en matière de série de SF (on est pas loin de Philip K. Dick) mais aussi visuellement où elle égale des jeux vidéos comme Deus Ex Human Revolution.

960En effet, jusqu’à présent, les productions de la chaîne étaient certes prolifiques mais guère en terme de production à un niveau pouvant se considéré comme viable comparé à d’autres chaînes plus anciennes américaines. Mais visiblement, avec THE EXPANSE, la chaîne atteint un niveau inégalé jusqu’à présent, présentant un objet télévisuel qui pourrait être à terme de la dimension d’un BATTLESTAR GALACTICA (que ça soit de la qualité d’écriture, ou de la profondeur du sujet) tout en associant un univers social assez proche de celui de TOTAL RECALL de Paul Verhoeven qui apportait une dimension social totalement absente de la nouvelle. C’est d’ailleurs si proche en terme d’atmosphère et d’ambiance d’une vie ouvrière dans l’espace que la référence et l’hommage sont évident. La présence de la colonie martienne y faisant directement référence, d’autant que quand on débarque sur Ceres, on entend un orateur tenir haranguer la foule, puis on apprend qu’il y a des problèmes avec les filtres qui empoissonnent les gens.

2048x1536-fit_serie-the-expanse-adaptee-saga-james-coreyCe qui est vraiment jouissif dans cette série c’est le soin apporter autant à la description de l’univers, tant au côté social avec les ouvriers qu’au côté militaire, avec la guerre froide opposant la Terre et Mars, qu’aux différents genres qu’aborde la série, nous propulsant avec la politique dans un jeu de pouvoir et d’espionnage équivalent à du James Bond en terme de tension, quand ce n’est pas soudainement un survival avec la trame de Holden qui se retrouve prix entre plusieurs feus, contraint de fuir pour sauver sa peau, ou encore le polar avec Miller qui réalise peu à peu qu’il y a quelque chose de pourris dans la ceinture, mais aussi la contamination avec ce mal étrange qui dévore les réacteurs. Le tout étant soutenu par une mise en scène propre, des effets spéciaux qui donnent un aspect « jeu vidéo » pas dénué d’intérêt à l’heure où les jeux vidéos imitent le cinéma et les séries, et un jeu d’acteur probant. Autant dire que, la série réunit tous les ingrédients pour devenir une grande série de SF, destin qu’on lui souhaite!

[SÉRIES] Penny dreadful, saison 3, trailer.

Penny-Dreadful-saison-3dDes vampires, Lucifer, des sorcières, des loup-garous et plus encore, PENNY DREADFUL revient pour une saison 3 plus endiablée encore! Le bal des démons ne fait que commencer! Et les premières images de la saison 3 dévoilées dans un étourdissant et envoûtant trailer nous donne carrément les crocs! A voir donc, ce qu’il en ressortira, mais ces premières images diablement alléchantes éveille nos appétits en matière de fantastique et d’horreur. Hâte d’être en mai pour découvrir cette nouvelle saison !

On devrait retrouver durant cette saison de nouveaux personnages, comme le Dr Seward, un thérapeute américain qui traite Vanessa avec une nouvelle approche non conventionnelle, incarnée par LuPone (AMERICAN HORROR STORY), Wes Studi (DANSE AVEC LES LOUPS, LE DERNIER DES MOHICANS) devrait quand à elle incarnée Kaetenay une énigmatique amérindienne qui a un lien avec le passé de Ethan, mais serait également liée à Sir Malcolm. Il y aura également Christian Camargo (DEXTER) pour incarner un zoologiste du nom de Dr. Alexander, Jessica Barden (THE LOBSTER, LOIN DE LA FOULE DÉCHAINÉE) jouera Justine, une jeune alcolyte au troublant couple de Lily et Dorian, enfin Perdita Weeks (CATACOMBES, THE TUDORS) rejoint également le casting dans le rôle de Catriona Hartdegan une érudite ayant une connaissance étendue du surnaturel. La saison 3 n’a pas encore de photos officielles même si l’on commence à avoir quelques images par ci par là sur la toile.

[FESTIVAL] 2nd édition du Sadique Master du 11 au 13 mars.

affiche-sadique-master-festival-officiel-avec-partenaireSeconde édition pour le SADIQUE MASTER festival avec cette année au programme, comme l’année dernière du déviant, du film ensanglanté, du trash, du douloureux et du sadique! En bref du cinéma comme on en voit rarement (hélas) au cinéma. Le but du festival étant d’offrir une vraie projection en salle de cinéma comme il se doit à des films qui ont rarement cette opportunité. Et de plus c’est un festival qui nous montre des films qu’on verra nul part ailleurs ou presque! Ce qui le rend original et chérissable!

Bref, je vais arrêter de faire dans la flatterie, et je vous jure n’avoir été rétribué d’aucune sorte par les gens qui organisent ce festival. C’est juste ma volonté indéfectible de soutenir un cinéma qu’on voit rarement et qui pourtant a toute sa place dans nos salles de cinéma parisienne. Car oui, ce festival a lieu à Paris. Où, plus exactement? Au 5 Caumartin, précisément, rue Saint Lazare dans le 9e. Du 11 au 13 mars, les projections ont lieu évidemment tard le soir, de tels films convenant aux oiseaux de nuits que nous sommes!

tokyo-grand-guignol-miniatureLa programmation nous promet trois soirées hautes en couleurs (surtout du rouge) avec des univers barrés et bariolés venus du monde entier, avec de l’expérimental, de l’horreur, de l’animation, du drame, du fantastique, et surtout du sadisme et une bonne dose d’hémoglobine. Plus de renseignement sur le site internet: http://www.sadique-master.com/programmation/

J’en profite pour vous vendre un film que j’ai pu zieuté en avant première, à savoir TOKYO GRAND GUIGNOL de François Gaillard, Gilles Landucci, Nicolas Alberny et Yann Moreau, un film à sketch ayant été tourné au Japon avec des réalisateurs prometteurs français. Vraiment une réussite que je vous engage à voir durant la nuit endiablée du samedi soir au Sadique master festival!

[CRITIQUE] Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch

Only Lovers Left AliveEve est une vampire amoureuse des lettres et des arts, une voyageuse fascinée par les cultures différentes qui goute avec délice l’amour autant que l’amitié. Celle de Marlow, un vampire anthédiluvien qui serait le véritable auteur des pièces de Shakespeare lui tient tant à cœur qu’elle vit dans la même cité que lui, en Orient. Mais Eve aime Adam, un vampire à l’âme mélancolique, musicien et véritable artiste maudis qui par son état mental inquiète Eve qui décide alors de se rendre à Détroit afin de s’assurer que son amant millénaire va bien. Ils reçoivent alors la visite de Ava, petite sœur de Eve, vampire jeune et insouciante qui bouleverse leur existence paisible.

445377Jim Jarmusch s’éloigne du film de vampire classique, bien qu’on retrouve l’ambiance mélancolique de ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE ainsi que le nihilisme destructeur de LES PREDATEURS mais il s’agit ici plus d’un film d’ambiance, musical, où par petites touches le surnaturel s’incruste mais demeure une toile de fond. Du vampirisme en lui-même vient la problématique du sang, car dans l’univers de ONLY LOVERS LEFT ALIVE le sang des humains est empoisonné et potentiellement mortel pour les vampires qui doivent dès lors faire très attention à leur nourriture sous peine de mourir définitivement. Et c’est tout le problème de nos immortels. Traquant le O négatif, fuyant l’humanité qu’ils considèrent comme destructrice, nos immortels sont des marginaux aux cheveux longs écoutant du rock progressif limite expérimental aux accents orientaux.

Si le film a réellement une atmosphère psychédélique qui vous emportera dans d’autres sphères, l’association par exemple des effets du sang et plus particulière du O négatif aux effets de la drogue sur nos immortels qui sont littéralement stone après en avoir dégusté, ou la caméra tournoyante autour de leurs silhouettes allongées parfois nues parfois emmitouflés dans d’incroyables robes de chambre, il doit beaucoup à sa bande originale où l’artiste Jozef van Wissem laisse parler tout son génie et fait véritablement décoller le spectateur dans un monde psychédélique et fantasmagorique.

olla-dark-and-lightCependant, ONLY LOVERS LEFT ALIVE laisse une grande frustration. C’est typiquement le genre de film où il ne se passe rien ou pas grand chose. Du moins, vous en donnant l’impression. Parce que si, il se passe plein de truc, et in fine le film parle surtout du monde dans lequel nous vivons et de ce que nous en faisons, mais avec une mise en scène très intérieure, collant les héros sans jamais les quitter, des héros peu sociables et qui ont un regard finalement fermé sur le monde, le film provoque indubitablement un certain ennui. Alors certes, l’ennui est supposé vous placer dans un état émotionnel susceptible de vous faire planer mais, néanmoins, il s’avère que le film repose bien trop sur sa musique et le jeu de ses acteurs assez exceptionnels, et quelques jolis mouvements de caméras.

Trop de blabla venant des vampires qui jugent un monde dans lequel ils ne vivent pas, et auquel ils sont accrochés uniquement par leur besoin de sang, qui finalement noie le film. Au lieu d’un trip onirique et fantasmatique nous avons une œuvre hésitante quand à son propos, qui semble plus proposer une vision cynique et très politisée du monde tuant finalement toute la poésie que l’image et surtout la musique apporte. Dommage. Néanmoins, si vous avez un niveau d’acceptation relativement tolérent vis à vis des films lents, ONLY LOVERS LEFT ALIVE pourrait marcher et vous emportez ailleurs, et, rien que pour cela, il mérite le coup d’œil.

[CRITIQUE] L’oiseau au plumage de cristal, Dario Argento, 1970.

207515Sam Dalmas est un écrivain américain en séjour à Rome. La nuit précédent son retour aux Etats-Unis, il est témoin d’une tentative d’assassinat sur une femme par un mystérieux assassin vêtu d’un imperméable noir dans une galerie d’art. Piégé entre les portes vitrées automatique, il ne peut lui venir en aide si ce n’est en alertant les passants. Si l’assassin s’enfuit, en revanche, la victime, Monica Ranieri est sauvée. Passant la nuit au commissariat tentant de se rappeler les détails de l’agression, notre héros se voit confisqué son passeport par le commissaire. Ce dernier est convaincu que cette agression est liée à la série de meurtres sanglants dont est frappé Rome. Sam se retrouve mêlé à cette enquête particulièrement périlleuse.

l-oiseau-au-plumage-de-cristalL’OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL est le premier long métrage du cinéaste italien Dario Argento. Ce dernier a d’abord été critique de cinéma, étudiant ainsi les plus grands, dont Antonioni ou encore Hitchcock. Puis il a été scénariste, entre autre, il a travaillé avec Sergio Leone sur IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST. Cette colaboration lui a apprit l’importance de la caméra. Il ne travaillera jamais avec Mario Bava mais on peut supposé que le père du giallo l’a inspiré au moins pour sa manière d’éclairer et surtout de colorer l’image ainsi qu’en témoigne SIX FEMMES POUR L’ASSASSIN. Si Mario Bava est le père du giallo, Dario Argento est celui qui popularisera le genre. Notamment avec son premier film qui connaitra un succès immense.

3bf0ccc10d5379d8889affa146c60d6bca42970a-700Ce film rassemble toutes les obsessions du cinéaste ou presque. Visiblement inspiré de BLOW UP d’Antonioni, le film explore ainsi les souvenirs et la perception qu’on peut avoir d’un événement. Utilisant les flashback comme le ferait quelqu’un avec une VHS ou un Dvix en repassant encore et encore sur les mêmes images, Dario Argento use de l’image comme le ferait un cinéphile averti, obsessionnel compulsif, traquant le détail qui lui manque. Mais le héros le fait ici avec ses souvenirs, tandis que le cinéaste lui, permet au spectateur de le faire avec lui. Il s’agit là d’une complicité avec le spectateur où le réalisateur joue avec lui et non de lui, comme le faisait Hitchcock en mettant le spectateur dans la confidence ou le fera plus tard Spielberg.

oiseau-au-plumage-de-cristal-1970-04-gOutre l’obsession du détail qui nous aurait échappé qu’on retrouvera dans la majorité de ses films, il y a aussi une mise en scène d’avant garde utilisant les zooms, les gros plans, et les détails de l’image tout autant que le son, des bruits de gorges de femmes, des soupires et des gémissements tantôt angoissants tantôt séduisants interviennent sur la bande sonore créant une sensation d’étrangeté chez le spectateur. Au-delà de l’intrigue, la mise en scène cherche avant tout à interpeller le spectateur et à le sortir de sa zone de confort. Et en cela, le réalisateur italien bouleverse le genre et lui donne ses lettres de noblesses.

Pour un premier film, c’est un sans faute. Étonnamment, L’OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL est bien meilleur que LE CHAT À NEUF QUEUE qui reste trop classique, trop « américain » comme l’admet lui-même Dario Argento. Vrai chef d’œuvre, ou presque, L’OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL est le début d’une longue histoire d’amour entre le cinéaste et le giallo, quelques années plus tard, il signera le giallo absolu pour beaucoup : LES FRISSONS DE L’ANGOISSE.

Festival de Gérardmer, 22e édition, bilan.

Pas de neige à Gérardmer pour cette 22e édition. En revanche, un festival toujours plein à craquer (des séances complètes, des files d’attentes dans le froid et sous la pluie), une sélection intrigante mais pas toujours dans le fantastique, et quelques perles, mais aussi quelques navets !

bone-tomahawkOn commence avec la compétition! Cette année on retrouvait en compétition BONE TOMAHAWK, un western qualifié de fantastique qui a remporté le Grand Prix. Bon pour le fantastique on repassera, puisque cette histoire de shérif et de cowboy se lançant dans une mission sauvetage afin de récupérer des jeunes gens enlevé par des indiens féroces et ultra violents donne plus dans le shocker que le surnaturel. Et de la violence, on en aura. Le film débutant avec une long plan où une gorge d’un paisible dormeur est tranchée. Tout en subtilité, avec une mise en scène épurée afin de laisser éclater la violence, le film a de plus le plaisir de nous montrer un Kurt Russel magnétique.

 1442573483131_0570x0400_1442573545077EVOLUTION de Lucile Hadzihalilovic, qui avait déjà été récompensé au PIFFF, est ici récompensé du prix du jury et du prix de la critique. Ce conte étrange sorte de pendant masculin et aquatique de Innocence, le premier long de Lucile, nous plonge dans un univers étrange, bizarre, malsain et déroutant où l’amour semble absent jusqu’à ce qu’apparaisse une naïade qui vint au secours de notre jeune héros. Un film sensoriel qui exige du spectateur qu’il abandonne le rationnel et se laisse porter par ce conte hors norme d’une grande beauté plastique. La séquence sous-marine finale est d’ailleurs d’une beauté à vous couper le souffle.

Plus étonnant, car pas vraiment réussit, JERUZALEM remporte également le prix du jury. Ce found foutage filmé avec des google glass avait la bonne idée de nous emmener voyager dans un Jerusalem envahi de sorte de démons-zombies. Mais les idées ne suffisent pas à faire de bons films comme en témoigne ce navet. Effets spéciaux pitoyable, personnage pas crédible, héros d’une stupidité effarante, mauvaise narration, tout indique un mauvais script que la mise en scène n’aura su combler. Dommage, n’empêche que, y’avait quand même de belles idées comme de gigantesques Golem…

devils-candy-1200x675-e1442549010197C’est le jouissif et généreux DEVIL’S CANDY qui a remporté le prix de la meilleure musique ainsi que celui du public. Réalisé par Sean Byrne qui avait déjà ravi le prix du public avec son premier long, THE LOVED ONES, sorte de teenage movie ultra violent lorgnant du côté du tortur porn. Ici on se retrouve avec le classique postulat d’une famille aménageant dans une maison « habitée par le diable » mais qui se démarque par un aspect très métal du film, mais aussi et surtout par son croquemitaine joué par l’incroyable Pruitt Taylor Vince. Très généreux, le film a fait l’effet d’une bouffée d’air frais pour le public qui l’en a gracieusement remercié.

southbound-horror-movieSOUTHBOUND qui était passé au PIFFF lui aussi, reçoit quand à lui le prix du jury jeunes. Film à sketch de Radio Silence, Roxanne Benjamin, David Bruckner et Patrick Horvath (V/H/S) il nous plonge dans l’enfer du sud des Etats Unis. Et quand je dis enfer, ce n’est pas une figure de style. Le film nous montrant en 5 histoires (dont deux forment qu’une seule et même histoire) des facettes différentes de l’enfer où sont bloqués nos personnages. Pour un film d’anthologie, SOUTHBOUND préfère jouer la carte de l’unité en offrant une ligne rouge, la voix de la radio, mais aussi graphique et stylistique, en plus que chaque fin d’un sketch soit le début d’un autre, ce qui offre une fluidité assez agréable.

13b3f500-a297-0133-a04d-0e7c926a42afEnfin, THE WITCH de Robert Eggers remporte le prix SYFY. Cette histoire de sorcière en Nouvelle Angleterre joue de subtilité en cherchant à retracer le drame intime d’une famille et tout particulièrement s’attache à la fille aînée de la famille qui suite à des circonstances tragiques se retrouve accusée de sorcellerie par sa propre famille. D’une grande beauté, envoûtante, servi d’un jeu d’acteur assez étonnant, accompagné d’une mise en scène jouant la carte subtilité pour nous amener à une séquence de fin aussi onirique qu’envoûtante, c’est une vrai réussite qui aurait selon moi mérité lui aussi le Grand Prix.

N’ayant vu du reste de la compétition que FEBRUARY, je vous en touche alors deux mots. C’est un film de jeunes filles dans un internat, un film de possession démoniaque, qui part d’une idée originale (qui n’est dévoilé qu’à la fin) et réussit à de rares moments à nous foutre la frousse mais qui, par un principe de narration utilisant des flashback et flashfoward, finit par s’embrouiller les pinceaux et démontrer une certaine pauvreté au moins dans le script. La mise en scène sauve tout juste les meubles.

burying-the-ex-review-joe-danteHors compétition on retrouvait quelques navets LE FANTÔME DE CANTERVILLE, BURYING THE EX de Joe Dante qui malgré une bonne idée ne fonctionne absolument pas, quelques films ratés comme LA RAGE DU DÉMON faux documentaire qui a la malchance d’avoir de mauvais acteurs qui vendent la mèche très vite, ou encore PAY THE GHOST avec Nicolas Cage qui à défaut de vraiment nous faire peur parvient néanmoins à créer une certaine atmosphère, un New York gothique, c’est déjà ça. Et puis il y avait quelques réussites comme COOTIES, excellent film avec des enfants zombies qui avait déjà brillé à l’ETRANGE FESTIVAL, le génial LOST SOUL documentaire retraçant le tournage catastrophique de L’ILE DU DOCTEUR MOREAU de Richard Stanley, et puis à noter aussi, le documentaire passionnant LE COMPLEXE DE FRANKENSTEIN qui nous éclaire sur la création des monstres du cinéma d’horreur.

Alejandro-JodorowskyComme chaque année, il y avait deux hommages. Le premier à Wes Craven, dont la disparition en 2015 a forcément donné lieu à quelques hommages cette année. Pour ma part j’en ai profité pour voir LE SOUS-SOL DE LA PEUR en salle. L’histoire de ce petit garçon apprentis cambrioleur qui se retrouve piégé dans la maison d’une famille monstrueuse qui cultive les monstres est toujours aussi génial, et n’a pas prit une ride. Le second était à Alejandro Jodorowsky qui était d’ailleurs très en forme pour la rencontre avec le public où il nous a offert de croustillantes anecdotes. LA MONTAGNE SACRÉE était projetée d’ailleurs dans une superbe copie 35mm ce qui était un vrai délice pour les yeux.

Seul regret, que les projections hommages se soient limitées au premier jour. Sinon, on était ravi comme d’habitude de profiter de l’ambiance festivalière. On y rencontre des fans du genre, et on retrouve aussi des têtes connues. Même sans neige, on parvient encore à avoir des frisson à Gérardmer !