[ART] Série de Poster de la saga Alien

Aujourd’hui, nombre d’artistes sur internet créer des oeuvres d’art autour de la culture populaire, et en ce qui concerne le cinéma c’est à travers les posters que les artistes s’expriment le plus librement. Et j’ai sélectionné pour vous une volée d’affiches.

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Illustration Game of Thrones vs Star Wars

L’artiste Andrew D. Tran a imaginé les héros de Game of Thrones dans l’univers de Star Wars, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça rend bien.

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The Witch de Robert Eggers, 2016

TheWitch-1024x768En 1630, en Nouvelle Angleterre, une famille de dévot se fait bannir de leur colonie en ayant démontré trop de fanatisme par rapport à la religion. Ils choisissent l’exil plutôt que de retirer leurs paroles, et choisissent donc de s’établir à l’orée d’une forêt. Suite à la disparition du nouveau-né de la famille, des évènements troublant vont se produire, les récoltes vont dépérir, et la famille, affamée, terrifiée, anxieuse, va finir par se déchirer, s’accuser mutuellement de sorcellerie. C’est surtout la jeune Thomasin, adolescente devant une femme qui sera au centre de ces accusations de sorcellerie.

Contrairement à ce que la promo du film tente de nous faire croire, The Witch n’est pas un film d’horreur à jump scare comme l’on pourrait s’y attendre. Il n’est pas le film d’horreur total promis mais plutôt un film irradiant du mal, d’un mal diabolique, luciférien, sataniste, d’un mal comme on en voit rarement au cinéma mais que Polanski avait réussit à convoquer. C’est un film purement insidieux. Et surtout, c’est un conte.

gallery-1456401028-the-witch-3Très inspiré des contes de l’époque, The Witch est un film historique en costume se déroulant une centaine d’année avant les procès de Salem, il se place du côté d’une famille bigote, épousant leur cause, tout en donnant vie au mal, aux sorcières et à Satan. On pourrait croire qu’il s’agit là d’y opposer les deux, la foi contre le mal, mais en film intelligent, The Witch montre que tout ceci est intimement lié, le mal découle d’un trop grand fanatisme, et sans doute, est la seule réponse possible face à l’absence de réponse de Dieu. Celui-ci est muet face aux prières de la famille, alors que Satan lui, est présent, palpitant derrière la forêt, brillant d’une intelligence maligne dans les yeux d’un bouc.

the_witch_bSe voulant naturaliste, The Witch a une lumière naturelle, et une très belle utilisation de celle-ci. Magnifique avec une composition léchée, un montage qui donne une belle leçon à tous ces films utilisant trop les plans séquences et les effets en direct. En fait, c’est avec la simplicité d’un langage cinématographique épuré mais intelligent, que le film fait mouche. Simple mais beau. Et surtout, terriblement moderne, dans l’utilisation de la lumière, des cadres autant que du montage tout en étant très classique également. Soigné et brillant, la mise en scène nous montre là que le premier métrage de Robert Eggers fait preuve déjà d’une grande maîtrise, ce cinéaste est évidemment à suivre !

Et puis difficile de ne pas parler de ses inspirations également. On sent à la lumière, aux cadres choisis, au soin des décors et des costumes l’inspiration picturale du film, qu’elle soit des gravures de Gustav Doré, ou des peintures hollandaises où l’on retrouve cette même lumière froide, ces clairs obscurs qui distillent une atmosphère fantastique, inquiétante.

gallery-1456405064-movies-the-witchEn plus de sa lumière naturelle, de l’évidente recherche historique pour la retranscription réaliste, le cinéaste s’est visiblement appuyé sur les rapports des témoins des procès de sorcellerie. Ainsi, jusque dans l’écriture, le film est non seulement très travaillé et soigné mais aussi au plus proche de la réalité. Ce qui donne à l’atmosphère du film quelque chose de très mystique quand le fantastique tout d’un coup s’invite dans cette reconstitution historique très réaliste et surtout très contemporaine !

Nous avons parlé de la qualité cinématographique du film, jusque dans la musique, mais pas encore du talent de ses jeunes acteurs. Anya Taylor-Joy, révélation du film, incarne la jeune Thomasin avec un talent incroyable, et sous nos yeux se transforme en une belle femme au pouvoir de séduction fascinant. Nous avons également le jeune Harvey Scrimshaw, le très jeune Caleb, au regard transcendant et au jeu assez éblouissant. On notera également la prestation de Kate Dickie bouleversante, et Ralph Ineson qui nous emporte totalement et réussit à composer un personnage particulièrement complexe.

ouv-thewitch-tt-width-1600-height-1067-fill-0-crop-0-bgcolor-eeeeee-nozoom_default-1-lazyload-1Au delà du fantastique, et de l’horreur, The Witch raconte avant tout l’histoire d’une famille. Sa tragédie c’est bien sûr la religion, sa bigoterie qui aveugle le père, rend folle la mère, déchire les enfants. Et au milieu de cette austérité, il y a la jeune Thomasin, dont la transformation en femme va bouleverser la famille et sa vie jusqu’à présent paisible. Le fantastique et la sorcellerie est encore une fois une métaphore de l’adolescence, de la transformation d’une jeune femme en une femme adulte. Comme Suspiria l’avait fait auparavant, The Witch parle avant tout de cette transformation. Et le fait magnifiquement, mais sans pour autant renier le fantastique.

Alors quand un tel film, d’une telle qualité, bénéficie d’une sortie en salle, il faut en profiter et aller le voir au cinéma, d’autant que le format choisi sera d’autant plus appréciable dans une salle. Et puis, c’est un film qui vous emporte, un film qui vous met en transe, avec une des plus belles fins, et des plus fascinantes qu’on a pu voir au cinéma. Courrez le voir en salle !

L’enfer des zombies de Lucio Fulci, 1979

l-enfer-des-zombies-affiche_480971_24434Suite à la découverte d’un voilier abandonné, des policiers montent à bord et sont agressés par un zombie ou ce qui ressemblant fortement. Celui-ci tombe à l’eau durant l’agression. Interrogée par la police, la fille du propriétaire du voilier tente de comprendre ce qu’il est advenu de son père et croise ainsi la route d’un journaliste. Ils découvrent ensemble une lettre laissée par son père les mettant sur la piste d’une île maudite dans les tropiques qui va les confronter à des morts vivants.

Appelé ZOMBIE 2 dans certaines versions, L’ENFER DES ZOMBIES était en effet destiné à être vendu comme une suite non officielle de ZOMBIE de George A. Romero même si le film serait plutôt une préquelle qu’une suite. Premier grand succès de Lucio Fulci, ce film bénéficiant d’un certain budget assez confortable pour l’époque va lancer la carrière du cinéaste qui par la suite va enchaîner avec trois autres films de zombies délaissant l’univers réaliste de Romero pour créer sa propre mythologie avec FRAYEUR, L’AU-DELÀ et LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE où les zombies tiennent plus du fantôme, et son le signe avant-coureur d’une apocalypse cauchemardesque et très dantesque. Mais revenons à nos moutons.

FA_illustration_000281_0x260Lucio Fulci est connu pour son amour du gore et son sens du détail, et le moins que l’on puisse dire c’est que L’ENFER DES ZOMBIES regorge de détails en gros plans sur des morsures peu attrayantes, mais le clou du spectacle reste la mise à mort de la femme du médecin incarnée par la très belle Olga Karlatos. Sa mort assez spectaculaire est à vous arracher des frissons et vous faire claquer des dents. Viscérale, la caméra du cinéaste italien pénètre la chair, filme le sang en gros plan, s’attarde sur des bouts de chairs arrachés, et s’échine à brouiller les pistes en rendant certaines parties du corps à priori pas très gouttue succulente pour les crocs des zombies.

Ces derniers aussi sont soignés. Le maquillage à l’époque, durant l’âge de gloire du cinéma d’horreur gore, était fait par de vrais artisans et leur savoir faire est magnifié par la caméra de Lucio Fulci. Ainsi les zombies des conquistadors sont assez magnifiques et d’ailleurs figurent sur l’affiche à raison. Le détail des vers dégoulinant du masque élégant et à la fois répugnant de ces zombies momifiés fascine autant qu’il répugne. Et c’est là toute l’adresse du maître du gore, doser parfaitement ses effets, et faire durer juste ce qu’il faut un gros plan sur une chair déchirée ou un maquillage soigné.

On notera également des décors recherchés, comme cette église servant d’hôpital, ces barques de pêcheurs transformées en lit, ou encore cette incroyable villa assez étonnante dans laquelle a lieu la scène de crime la plus ignoble. Et puis il y a aussi ce cimetière espagnol à moitié enfoui dans la terre, sous les herbes folles et les plantes tropicales. L’ensemble donne une véritable atmosphère au film qui est souligné par la musique.

l-enfer-des-zombies_69960_44394C’est Fabio Frizzi qui a composé la musique, et quelle musique ! On varie entre les rythmes effrénés et effrayant de tambours évoquant le vaudou et toute la magie sombre qui va avec, une ritournelle inquiétante aux élans épiques qui de surcroit arrive sur une scène d’invasion dantesque, et à côté une musique enjouée presque vacancière qui trompe le public autant que cette séquence sous-marine le fait en faisant croire au public qu’il a affaire à quelque chose dans le goût des DENTS DE LA MER alors qu’il en est, évidemment, tout autrement. On remarquera un autre film italien de bonne bouffe usant de ce genre de thématique musicale trompeuse, à savoir CANNIBAL HOLOCAUST bien sûr.

zombibu003Enfin, il y a l’aspect politique du film, indéniable. Mais là, on s’interrogera sur le véritable propos, s’il y a la volonté d’en avoir un d’ailleurs puisque ce n’est pas vraiment dans le style de Lucio Fulci de traiter de messages politiques. Après tout, il s’inspire essentiellement du vaudou qui historiquement a été utilisé comme moyen de vengeance par les esclaves noirs en Amérique, et c’est là-bas qu’il s’est teinté de cette noirceur vengeresque. On peut donc y voir un film conservateur qui utilise les zombies comme la métaphore des migrants provenant du tiers monde tentant d’envahir les pays occidentaux ou alors d’y voir la malédiction provoqué par une colonisation traumatisante qui a engendré des guerres civiles poussant les gens à fuir leur pays, mais aussi implanter la violence, et une soif de vengeance par les crimes qui ont été commis par les colons. Vaste sujet pourrait-on conclure.

Quoi qu’il en soit, L’ENFER DES ZOMBIES est un vrai bon film de zombie qui parvient finalement à faire le lien entre les zombies modernes de George A. Romero et les anciens, ceux provenant du vaudou. On y perçoit déjà la force du cinéma de Lucio Fulci, de son utilisation de la musique, de son savoir faire tant avec l’utilisation du son particulièrement crissant et grinçant, autant qu’avec les maquillages et les effets gores soignées.

X Men Apocalypse de Bryan Singer, 2016

X-MEN-APOCALYPSE-Image-du-film-6-Apocalypse-movie-Bryan-Singer-Go-with-the-BlogDans le panorama actuel des films de Super-héros, on a eut quelques déceptions récemment. Entre un Batman V Superman bourré d’incohérence à la narration bizarrement racontée, et un Civil War qui n’arrive pas à la cheville de la BD que le film renonce à adapter en milieu de parcours, on pouvait se demander si X Men Apocalypse n’allait pas être du même tonneau. On en était à se demander si tout n’avait pas été dit et la boucle bouclée par le génial Deadpool. On le sait bien, quand les films parodiant un genre commencent à émerger, c’est généralement la fin de celui-ci comme Braindead avait signé l’arrêt des films bis. Pourtant, X Men Apocalypse à grand renfort d’effets spéciaux ébouriffant et de scènes d’actions dantesques prouve que le film de super héros peut encore faire rêver.

X1.0.0Tout commence avec les X Men de Bryan Singer en 2000. Comprenant l’essence même des comics, le réalisateur d’Usual Suspect écrit un scénario avec Tom DeSanto où le professeur Xavier et Magneto sont respectivement comparés à Martin Luther King et Malcom X. Originellement le comics était né à l’époque de la ségrégation aux Etats-Unis et à travers l’histoire des mutants évoquait les problèmes de racisme au Etats-Unis. Et au box-office c’est un carton plein, des critiques positives qui lancent alors la saga sur de bons rails jusqu’à ce que l’épisode 3 mette fin pour un temps à l’aventure.

Arrive en 2011 X Men le commencement qui se veut une préquelle retraçant les débuts du Professeur Xavier, de Magnéto et des X Men. Le film est un succès critique et public qui ouvrira les portes à un audacieux X Men days of future past, l’adaptation d’un graphic novel plutôt important dans les comics. En réalité, l’histoire est complexe, mais le film réussit néanmoins à rendre en grande partie la puissance des comics dont il est tiré et surtout, fait la boucle avec la première saga tout en réécrivant l’histoire puisque modifiant le passé. En somme, c’est une réussite qui permet de continuer la saga en racontant une nouvelle histoire sans pour autant renier l’ancienne saga. Une idée de génie.

xmen0002X Men Apocalypse continue dans la droite lignée du précédent, cherchant à la fois à offrir un spectacle dantesque au public avec des scènes d’actions où la toute puissance des mutants s’exprime à l’écran dans des images de destruction massive et à la fois de continuer à construire l’univers des X Men. On y voit donc apparaître Jean Grey, merveilleusement incarné par Sophie Turner, Scott Summer en adolescent boudeur et bien sûr Tornade assez médusante avec sa coupe de punk. C’est donc l’équipe originale des X Men qu’on retrouve, et en plus, dans les années 80. Le summum du cool s’exprimant dans une séquence au ralenti où notre vif d’argent démontre une nouvelle fois ses talents avec beaucoup d’humour.

S’il y a quelques couacs, comme une multitude de personnages qu’on n’a pas le temps de découvrir en profondeur (Angel et Psylock), la disparition de Alek Summer trop écourtée, et bien sûr l’apparition vraiment ridicule de Wolverine, il n’en demeure pas moins que Bryan Singer livre un film d’action à la hauteur des attentes avec des combats lisibles en 3D (chose que n’étaient pas parvenu à faire Civil War), et nous donne une bonne décharge d’adrénaline. On espère que le suivant prendra un peu plus le temps d’explorer la psyché des personnages et surtout, permette enfin à Magneto d’évoluer, celui-ci restant encore une fois coincé dans le rôle du méchant en quête de rédemption qu’il avait déjà dans le précédent.

[CRITIQUE] Captain America : Civil War, 2016

captain-america-civilAdapter la saga CIVIL WAR était un sacré défi d’autant que les studios Marvel ne disposent pas des droits cinématographiques des X Men pourtant au cœur de l’intrigue. De fait, le film doit non seulement se passer des X Men mais compte sans Dardevil et Punisher qui pourtant ont été introduit dans les séries Netflix. Ce qui comptabilise un sacré paquet de gens en moins. La saga dans les comics avait un fort impact du fait qu’elle rassemblait tous les héros Marvel et les faisait s’affronter. Évidemment les répercutions d’un tel affrontement n’était pas sans dommages collatéraux. Ce qui était intéressant c’est que la BD multipliait les points de vue, des journalistes témoins direct des affrontements aux X Men qui au début veulent rester neutre jusqu’aux deux camps s’opposant celui de Iron Man pour le recensement des super héros (qui dans la BD doivent tomber le masque) et en face celui de Captain America.

Dans les faits, l’affrontement des super héros était assez proche au fond celui qu’on retrouve évoqué en toile de fond dans la BD de chez DC THE DARK KNIGHT RETURNS de Miller (qui comme de par hasard a été adaptée dans BATMAN V SUPERMAN) mais aussi c’est la thématique des WATCHMEN où les super héros doivent travailler pour le gouvernement ou se mettre à la retraite. Forcément côté BD le traitement était très noir avec des pertes lourdes faisant suite à l’affrontement. (J’éviterais de vous spoiler si vous comptez lire la BD). Une telle trame aurait exigé un paquet de films afin de parvenir à la même intensité dramatique, et surtout pour introduit la palette de personnages !

Civil-WarCAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR fait le choix de n’introduire qu’un seul nouveau personnage : Black Panther, qui est sans nul doute, le personnage le mieux brossé du film, et le plus réussit. Quand les autres super héros passent pour des grands gamins à l’égo-surdimensionné, Black Panther leur donne une leçon de sagesse et de morale. Mais passons. Le film tente donc d’adapter Civil War tout en gardant en vue les propres lignes narratives dessinées par les films précédents. Au résultat, comme on s’en doute, le Mix est si brouillon que le scénario s’emmêle les pinceaux et finit même par abandonner en cours de route l’idée même du Civil War. Contrairement à BATMAN V SUPERMAN l’affrontement scénaristiquement parlant tient la route, mais CAPTAIN AMERICA fait preuve d’une incapacité à donner de la profondeur à ses personnages et à les encrer dans sa thématique, ce qui rend certaines scènes peu crédibles. Certains personnages comme Vision ou Wanda sont traité comme des personnages secondaires alors que leur implication est in fine plus importante. Spiderman se voit privé de toute profondeur relégué au rang de Guest Star.

captain-america-civil-war-chris-evans-952751Contrairement à son concurrent DC, la mise en scène s’avère illisible, aussi brouillonne que son scénario. En 3D, le film est complètement inregardable sans avoir envie de s’arracher les globes occulaires (même vision horrible que AVENGER 2 L’ERE D’ULTRON). Les plans sont fermés et sombre, le production design décevant avec des aéroports aux accents de parking vide pour la séquence d’affrontement final, la caméra ne trouve jamais de place intéressante pour filmer. Si certaines scènes de combat sont à peu près lisible dans le feu de l’action, en revanche, les premiers affrontements et même les séquences calmes sont brouillonne, à la mise en scène ratée et impossible à regarder en 3D. Là où Zach Snyder multipliait les plans iconiques, les frères Russo ne semble jamais savoir comment placer leur caméra ni leurs acteurs. Clairement le film est imbuvable et pénible à voir en 3D avec de gros soucis en plus à l’image. Là où CAPTAIN AMERICA 2 LE SOLDAT DE L’HIVER renouait avec le film d’action à l’ancienne avec une image impeccable et des scènes d’actions lisibles, et des décors minimalistes mais en accord avec le ton du film, CAPTAIN AMERICA CIVIL WAR donne dans le Avenger du pauvre. Décevant.

Dans l’ensemble, le film se casse les dents, mais à bien y regarder ce n’était pas tellement étonnant. En choisissant de rester avec les personnages introduits auparavant on se retrouve avec encore et toujours la problématique de Clint et Natasha ne servant quasiment à rien dès qu’il y a un affrontement, de Vision infiniment trop puissant comparé aux autres, et d’une pauvreté au final dans l’affrontement puisqu’on a assez peu de super héros contrairement à ce qu’il y avait dans la BD. L’absence de Hulk et Thor étant d’ailleurs sujet à des blagues du film qui contraint de reconnaitre ses propres faiblesses fini par se tourner en dérision.

Black-PantherTout n’est cependant pas à jeter. Black Panther est superbement introduit, le méchant amène un point de vue intéressant bien éloignée des thématiques habituelles du film de super héros posant finalement les bonnes questions. L’affrontement final entre Iron Man et Captain America délesté de tous les autres personnages amène une intimité et donc une profondeur intéressante. On y voit un Iron Man possédé par ses émotions qui finalement rattrape son inspiration principale à savoir Batman, c’est la même noirceur vengeresse qui le possède à la fin. Mais tout ceci, n’a rien à voir avec la notion de Civil War qui est d’ailleurs abandonnée en cours de route. Les 30 dernières minutes du film sont géniales, le reste bon à jeter, du coup on se demande pourquoi diable avoir voulu adapter aussi rapidement Civil War alors qu’il y avait matière à dire quelque chose sans avoir à s’embarquer dans manifestement un sujet qu’ils étaient incapables de gérer.

[CRITIQUE] High Rise de Ben Wheatley

highriseposter-bannerRobert Laing psychiatre enseignant les maladies mentales à ses élèves aménage dans l’une des somptueuses tours. Il pense refaire sa vie dans cette impressionnante tour qui vous offre tout le luxe et couvre vos besoins, de la piscine au supermarché en passant par la salle de sport, tous les besoins des locataires sont satisfaits par la tour qui se veut un exemple de modernité et selon les désirs de son architecte, un exemple aussi de vie en société. Les familles vivent en dessous, avec les couches populaires tandis qu’au sommet vivent les propriétaires qui font des fêtes exubérantes. Au milieu de tout ce petit monde, Robert Laing fréquente une famille excentrique et généreuse, les Wilder, et se retrouve invité par l’architecte vivant tout en haut à connaître également les couches supérieures. Humilié par les seconds, accueilli chaleureusement par les premiers, il sera le premier témoin du basculement dans le chaos que vont subir les habitants de la tour suite à une panne d’électricité importante.

063019Réalisé par Ben Wheatley, cinéaste anglais qui avait frappé les esprits avec son étonnant KILL LIST puis produit son petit effet avec sa comédie noire TOURIST (sorte de SUPER british et déjanté), s’attaque ici à une production plutôt costaux. L’adaptation du roman de J. G. Ballard (auteur de CRASH ! adapté au cinéma par Cronemberg) est loin d’être une réussite totale. Indéniablement le réalisateur anglais a eu les yeux plus gros que le ventre. Son casting cinq étoile (Jeremy Irons, Tom Hiddleston, Luke Evans particulièrement bon, Sienna Miller et Elisabeth Moss), une production qu’on imagine imposante en terme de budget, et un support plutôt costaux, tout cela dépasse visiblement le cinéaste qui se retrouve largué.

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Le principal problème est essentiellement narratif. Commencer par la fin évente toute la surprise, et reste un effet scénaristique trop vu, d’autant qu’ici il n’apporte rien de neuf ni de vraiment concret pour faire avancer le film. Mais le principal problème du film, autant dans son écriture, sa dramaturgie ou sa mise en scène est l’incapacité du film à montrer la progression de la folie, on passe quasiment directement de l’utopie merveilleuse très Le meilleur des mondes à l’enfer cannibalisme et pornographique sans de réelle transition. Pourtant, on le sent, tous les éléments étaient là. De la culpabilité du héros, de la folie déjà présente chez les personnages pivots (Wilder et l’architecte), jusqu’à bien sûr l’accumulation du sentiment d’injustice par les couches les plus pauvres, mais le film ne parvient à les traiter correctement. Trop d’éléments sont évoqués et aucun n’est traité finalement à sa juste valeur. On survole l’ensemble, sentant le vent de folie, sans jamais vraiment l’éprouver.

high-rise ironsEt la mise en scène pop et acidulée qui voudrait nous faire voir là un espèce de rétro futurisme n’arrange pas les choses. Alors certes, c’est joli à regarder, mais ces cadrages, ces décors, ces costumes accompagnés de musiques pop et d’un rythme effréné donne finalement le sentiment d’avoir affaire à un cinéma de pubeur, de clipeur. Au fond, cette mise en scène superficielle colle à la superficialité du traitement de la thématique et de la folie. On effleure le tout, comme on effleure les personnages. Le héros demeurant à notre grand dam une coquille vide alors que le personnage de Wilder brille lui par sa folie et son caractère désespéré.

C’est dommage, car on sent que l’œuvre offrait un grand potentiel, mais en choisissant de définir ça dans une époque proche des années 60, où étaient battis les gigantesques buldings et les HLM, le film ne parvient à faire mouche. Il y avait pourtant tant à dire… De nos jours, les gens tendent à rester chez eux, et l’atmosphère est propice à la folie, à la paranoïa et à la guerre de classe. Mais le cinéaste s’est contenté d’adapter de manière linéaire au lieu de chercher à retranscrire cette folie graduelle à notre époque. On se rabattra alors sur le roman !

HR-2417-jpegTout n’est cependant pas à jeter dans le film qui nous offre quelques scènes assez dantesques comme cette fête tournant à l’orgie chez les bourgeois, la séquence d’ouverture, et cette fin assez dantesque en dépit d’un manque de moyen (on ne voit jamais la ville, et les tours semblent posées sur un gigantesque parking, ce qui est loin d’être aussi glamour que l’architecte nous l’annonce au début). Les acteurs brillent vraiment dans leurs rôles, on retiendra surtout Luke Evans qui vole la vedette à Tom Hiddleston ou encore Elisabeth Moss qui confirme son talent d’actrice. N’empêche que, pour ceux connaissant le cinéaste et l’auteur du roman, un sentiment de déception vous viendra. Il y avait tant de choses à faire et à dire, et le film semble s’obstiner longtemps dans la mauvaise direction avant de parvenir enfin à trouver son rythme et sa thématique.

[TRAILER] Rogue One, a star wars story.

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Le réalisateur de Godzilla et de Monsters reprend du service pour Star Wars cette fois-ci. Rompant avec la tradition des acteurs quasi inconnus pour la saga des étoiles, ROGUE ONE étale un casting assez alléchant entre Felicity Jones, Mads Mikkelsen, Forest Whitaker, l’excellent Riz Ahmed (We are four lions) ou encore Diego Luna. Le film se situerait donc juste avant l’épisode 6 et suivrait un groupe de rebelle formant un commando qui à leurs risques et périls vont tenter de voler les plans de l’étoile Noire. Et les premières images donnent carrément envie, d’autant que dépouillé de Jedi et des héros de la saga originelle, le film s’intéresse à des rebelles et s’annonce comme un pur film d’action!

[SÉRIES] Wolf Creek de Greg McLean.

Wolf-Creek-TVLa franchise WOLF CREEK prend un nouvel essor avec une série produite par Stan, un service de diffusion de séries et films sur internet comme l’est Netflix, produisant lui aussi des séries (No Activity et Plonk). Créée, écrite et réalisée par Greg McLean, qui avait déjà été l’auteur des deux premiers films, on devrait y retrouver le même tueur toujours campé par John Jarratt. Comme toujours, notre bonhomme s’attaque à de malheureux touristes venant jusqu’à lui au fin fond de l’outback australien excepté que ce coup-ci il tombe sur un os. En effet, une jeune femme lui survit et décide de se venger. Il s’agit d’une mini série qui comptera donc 6 épisodes. Ce qui promet donc un final où tout est possible. Et les premières images dévoilées dans la bande annonce donnent clairement envie. Espérons que cette série sera de meilleure facture que la décevante Ash vs Evil Dead. Rendez-vous le 12 mai pour le verdict.