Alita : battle angel de Robert Rodriguez, 2019

une-nouvelle-bande-annonce-pour-alita-battle-angel-facebook-desktop-178503En 2563 soit 300ans après l’effondrement, dans la cité « dépotoir » de Iron City, le docteur Ido découvre dans la décharge sauvage à ciel ouvert le corps d’une cyborg dont le cerveau et le cœur ont été préservé en dépit de la chute. En effet tout ce qui se trouve dans la décharge provient de la cité de Zalem, cité céleste et huppée surplombant Iron City. Ido parvient à offrir à la jeune cyborg un corps, celui de sa défunte fille, et un prénom : Alita. Cette dernière n’a cependant aucun souvenir de sa vie passée.

Alita croise la route de Hugo, un détrousseur de cyborg, qui rêve comme tout le monde d’aller à Zalem. Hugo tombe vite sous le charme d’Alita et lui parle de son rêve ainsi que du moyen le plus rapide de gagner Zalem, en fait l’unique moyen légal : gagner les courses de Motorball, une course où tous les coups sont permis. Alita se découvrant des réflexes défensifs et combatifs pense pouvoir aider Hugo à accomplir son rêve.

18127670lpw-18127732-embed-libre-gunnm-jpg_5971842Adaptation cinématographique du manga GUNNM, ALITA BATTLE ANGEL est un projet mené par James Cameron depuis des années. En effet il avait déjà le scénario d’écrit avant de réaliser AVATAR mais n’avait pas la technologie nécessaire afin de donner vie au cyborgs qui émaillent le manga. Sorti un an après READY PLAYER ONE, Alita semble de prime à bord jouer dans la même cour que le dernier long métrage de Spielberg : univers cyberpunk, personnage de héros qui va changer le monde, le tout en surfant sur la nostalgie des années 80. Mais à bien y regarder Alita a peu de choses en commun avec Ready Player one.

alita-battle-angel-photo-alita-1065873Premièrement le film est une adaptation d’un manga de cyberpunk sorti en 1990. En fait le film s’approche d’ailleurs plus des OAV qui avaient été produit à l’époque de la sortie des mangas. Ce n’est donc pas comme READY PLAYER ONE un film surfant sur les œuvres de la pop culture mais plutôt l’adaptation d’un manga qui fait parti de la pop culture, et la différence est de taille. Alita ne s’amuse pas à balancer des références toutes les deux secondes mais se concentre plutôt à tenter de retranscrire au mieux l’univers dépeint par Yukito Kishiro.

alita-battle-angel-759-1Le film est plutôt fidèle, aux personnages d’abord, Alita a le même mélange d’innocence et de soldat née que dans le manga, Hugo les mêmes rêves de grandeur impossible et la même trajectoire tragique, enfin Ido est très ressemblant, en effet le choix de l’acteur est troublant dans la ressemblance avec le personnage dessiné. Mais le film s’éloigne du manga dans son production design. La cité d’en bas dans le manga ressemblait plus à un quartier industriel qu’à un bidonville. Ensuite, le manga était beaucoup plus violent et gore, le film en revanche est plutôt propret à cet égard.

Néanmoins, il faut rappeler que l’un est une œuvre japonaise faite pour une société qui n’a pas froid aux yeux quand il s’agit d’ajouter des scènes gores, violentes ou sexy. A contrario, les américains sont plutôt pudique et s’autocensure bien volontiers quand on touche à la violence comme au sexe. Cette différence n’est donc pas aberrante quand on replace chaque œuvre dans son contexte.

AlitaBattleAngel_FP1Produit par James Cameron et réalisé par Robert Rodriguez (SIN CITY), le film est soigné, et possède des scènes vraiment prenantes comme l’attaque dans le bar de guerrier chasseurs ou encore la scène de Motorball assez incroyable. Tout comme on avait retenu la scène de course poursuite de READY PLAYER ONE, la scène de Motorball de ALITA imprime la rétine et laisse un souvenir mémorable. Cependant, le reste du film est de bonne facture, et les premières scènes d’Alita apprenant à maîtriser son corps sont même d’une certaine poésie.

Malheureusement, le film ne bénéficie pas de bons échos dans la presse qui a décidé de lui prédire un naufrage financier. On lui espère tout le contraire. Car si James Cameron a fait l’effort de construire ses décors en durs, personnellement c’est surtout les scènes d’interaction d’Alita avec un chien par exemple qui m’ont bluffé. Il y a une certaine beauté dans Alita, et une puissance évocatrice d’une mise en scène ambitieuse. Et avec la fin ouverte qu’on lui connaît, on espère sincèrement qu’il y aura une suite avec la même qualité de production !

 

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