L’étrange festival, jour 1.

etrange-festival-2016L’Etrange festival commençait cette année sous les meilleurs auspices. Le temps lourd d’une fin d’été à Paris pousse en effet les gens à se rendre en salle de cinéma. Et cette année c’était sous l’œil bienveillant de son parrain, Alejandro Jodorowski que le festival allait s’ouvrir. Le cinéaste présentant de plus son dernier film, POÉSIE SANS FIN, présent en compétition internationale, mais aussi, proposait une séance de crypto-cinéma, où il décryptait le MAGICIEN D’OZ du point de vue ésotérique. Mais revenons à l’ouverture du festival. Mercredi soir s’ouvrait la 22e édition.

089165-jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxL’ouverture du festival proposait le court métrage DECORADO. Film animé aux très jolis dessins, il propose au spectateur d’entrer dans l’univers de Arnold petit ourson dépressif qui s’interroge sur la réalité du monde où il vit. Avec un humour noir piquant le film use de la théâtralité pour se moquer et interroger la société actuelle, de l’évocation du graveleux snapchat aux penchants auto-destructeurs de la société moderne, DECORADO s’impose comme une véritable réussite, un court efficace et assez sombre en dépit de sa forme.

the-darkness-critique-cliff-and-coS’ensuivait le film THE DARKNESS, un titre certes pas très original (troisième ou quatrième film du même nom), nous venant tout droit du Mexique. Le réalisateur, Daniel Castro Zimbron était là en compagnie de l’un de ses acteurs principaux, Brontis Jodorowski pour présenter le film aux spectateurs. C’est sous la forme d’un sombre conte de fée que se déroule l’histoire d’un gamin qui vit cloitré dans une maison au milieu des bois. Mais après la disparition de son grand frère, il commence à douter de la sincérité de son père et de la réalité de ce petit monde qui se résume à cette maison et à un monstre dans les bois. Le monstre existe-t-il ou est-il une fable racontée par le père désirant conserver ses enfants auprès de lui envers et contre tout ? Dans une atmosphère post-apocalyptique, dont on ne saura rien d’ailleurs, le film pose les fondations d’un thriller qui par moment est assez prenant, et à d’autre, le manque de moyen et d’ingéniosité du réalisateur se fait cruellement ressentir. N’empêche que, quelques plans s’imposent, et le talent du jeune acteur fait du film une réussite, du moins, quelque chose d’intéressant. Nul doute que la carrière de ce jeune cinéaste sera à surveiller du coin de l’œil.

Les autres séances permettaient de voir un documentaire sur l’un des cinéastes fétiches du festival, Sono Sion, ou encore le cinéma Les Fauvettes partenaire du festival qui sortait des murs du forum des images cette année, proposait WEEK-END, le seul et unique film d’horreur de Jean Luc Godard.

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