Basket Case de Frank Henenlotter, 1982.

basketcaseBasket Case en anglais, Frère de Sang en français est une comédie horrifique américaine sortie en 1982. Réalisé par Frank Henenlotter, le réalisateur de l’incroyable Elmer, le remue ménage et du très drôle Frankenhooker, ce dernier est un véritable connaisseur dans le domaine de la fabrication de série B fauchée mais compensant largement le manque de moyen par une imagination débordante et une bonne dose d’humour donnant dans le gore. Frère de Sang est son premier long métrage. Et le moins qu’on puisse dire c’est que l’histoire est aussi délirante que géniale, digne d’un des meilleurs épisodes des contes de la crypte !

C’est l’histoire d’un jeune homme qui débarque à New York avec un étrange panier sous le bras. Arrivé en ville dans le but de poursuivre une obscure vengeance, il finit par se détourner de son chemin pour les beaux yeux d’une blonde, ce qui n’est pas au goût de ce qui se cache dans le panier…

basketcase02Comme Maniac de William Lustig qui s’attachait à filmer l’errance d’un psychopathe en plein milieu d’un New York crasseux, la caméra portée à l’épaule de Henenlotter s’accroche à filmer la ville sous ses vices, éclairée par ses néons. Prostituées et voleurs hantent la ville et tournent autour de notre jeune héros qui pourtant n’est pas plus innocent qu’eux. Personne n’est vraiment tout blanc, tout le monde cache des vices, mais surtout, le film dépeint l’intolérance avec une rare sagacité pour une série B.

bcdjmazoirMais ce qui nous réjouit le plus avec Basket Case c’est le déferlement de scène gore. La violence des scènes d’horreur nous tombe dessus ou plutôt sur ceux qui la subissent, les victimes dont la liste s’allonge sans cesse avec un aspect tragicomique assez piquant. C’est évidemment la patte du réalisateur qui plus tard s’illustrera avec Elmer le remue méninge. Sa patte c’est aussi de composer des héros subissant tout autant qu’ils agissent. Il n’y a jamais de méchant tout noir, mais une suite d’actes et de conséquences tragiques. Même dans la comédie, on peut composer des personnages avec subtilité et offrir une morale tout en tonalité de gris.

Série B d’excellence, Basket Case se dévore littéralement avec un plaisir qu’il ne faut bouder. Et pour un premier film, c’est un coup de génie. Avec une idée toute simple, le film s’offre une virée en enfer délirante et jusqu’au boutiste. Pas étonnant qu’il soit culte dans le petit milieu des amateurs du genre.

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