[SERIE] South of Hell, review.

South of Hell

Maria Abascal est une trentenaire vivant à Charleston avec son frère. Outre un boulot de diseuse de bonne aventure, Maria et son frère font surtout des exorcismes durant lesquels le démon de Maria dévore d’autres démons. Possédée depuis que son père lui a mit un démon, Abigail, à l’intérieur d’elle au court d’une messe noire qui a très mal tournée, Maria essaie d’oublier le passé. Hélas, son père et surtout le démon qui le possédait ne l’a pas oublié. Prince des enfers, Enos compte bien retrouver ses enfants et surtout reconstitué la secte sataniste qu’il contrôlait à l’époque. Maria est la seule qui pourrait se mettre en travers de son chemin, encore faut-il qu’elle combatte d’abord ses propres démons.

South_of_Hell_13Il faut dire que la série est prometteuse sur le papier. Tout d’abord le casting, Mena Suvari incarnant l’héroïne, Zachary Booth jouant le frère junkie mais tentant vaillement de protéger sa sœur, Bill Irwin ou encore Drew Moerlein. Mais c’est surtout côté écriture, réalisation et production que la série donne véritablement envie. Le créateur de la série n’est nul autre que Eli Roth, réalisateur de Hostel, créateur de la série Hemlock Grove qui à défaut d’être une totale réussite parvenait au moins à briller d’une certaine originalité. De plus, on retrouve Jennifer Lynch (la fille de David Lynch) ainsi que James Manos Jr (créateur de Dexter). Enfin le producteur Jason Blum (Paranormal Activité, Insidious et Sinister) s’occupe de la production de la série. Autant dire que tout ce beau monde peut donner quelque chose de vraiment bon, mais qu’en est-il vraiment ?

cdn.indiewire.psdops.comAvec une atmosphère sud des Etats-Unis, poisseux et hanté, marécage et vaudou, avec un peu de with trash et de racisme, SOUTH OF HELL s’offre un vrai écrin en terme de l’atmosphère ce qui entre nous le vrai plus de la série. Ca, et bien sûr les démons. Respectant à la lettre toutes les règles en matière de pacte avec le diable, magie noire, possession et exorcisme, la série joue justement avec les règles de l’univers fantastique pour offrir un combat force du bien contre force du mal un peu moins manichéen que la moyenne, avec plus ou moins de réussite.

South_of_Hell_15Malheureusement, en terme d’écriture la série est bien moins envoûtante. Si tous les ingrédients sont pourtant réunit pour une belle réussite, et qu’on peut au moins compter sur l’atmosphère (le générique est d’ailleurs d’une troublante beauté), l’écriture de la série est franchement pas brillante. Bien que le développement autour de Enos soit plutôt intéressant, et l’apparition de sectes de plus en plus effrayantes soient bien amenés, en revanche, certains personnages secondaires sont tout au plus inutile, et surtout la conclusion de certains arc narratifs un peu facile. Côté mise en scène les combats contre les démons sont un peu pauvre, on aurait pu s’attendre à quelque chose de plus dantesque. Mais le plus navrant de tout est le personnage de Grace. Non seulement, il paraît complètement cheaté (l’apparition soudaine de pouvoirs capables de combattre les démons) mais en plus, l’actrice l’incarnant joue très mal.

South_of_Hell_5-810x400Alors non, SOUTH OF HELL n’est pas forcément la série la plus réussite de l’année. Plutôt médiocre, elle a néanmoins une atmosphère intéressante et offre quelques petites séquences amusantes à défaut d’offrir des frissons aux spectateurs. C’est dommage de n’être parvenu qu’à ce résultat en demi teinte alors que tant de bons ingrédients étaient réunit. La série est à peu près aussi effrayante que l’était Supernatural, l’humour en moins. Malgré tout, ça reste un bon divertissement, avec l’avantage d’offrir une vraie atmosphère sud poisseux ce qui est toujours appréciable.

 

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