[Série] I Zombie, critique.

izombie2_3235927kOlivia est une étudiante en médecine qui suite à une soirée trop agitée se retrouve transformée en zombie. Heureusement ou malheureusement pour elle, personne ne semble se rendre compte qu’elle est morte et a besoin de cerveaux pour survivre ou du moins ne pas devenir aussi flippante que les zombies de Romero. Abandonnant petit ami et la vie parfaite à laquelle elle était destinée, Liv devient légiste et avale les cerveaux de ses patients afin de rester à peu près maîtresse d’elle-même. L’ennui c’est que l’ingestion des cerveaux lui donne des visions, les derniers moments de la victime. Aussi décide-t-elle d’utiliser ces visions pour résoudre les crimes.

 

150129-news-i-zombieI Zombie est l’adaptation de comics portant le même nom. Créer par Rob Thomas (le créateur de Veronica Mars) et Diane Ruggiero-Wright, la série mêle références horrifiques (au dela des blagues, on retrouve pas mal de fois La nuit des Morts Vivants à l’écran, normal le film est libre de droit), l’univers sucré qu’on avait déjà dans Veronica Mars et enquêtes policières. Le cocktail n’est cependant pas si détonnant.

 

izombie_by_fairy46-d8n7jysVendue comme une comédie policière, elle n’a pas grand chose d’horrifique. En effet l’héroïne contrôle parfaitement sa nature de zombie, et ses accès de frénésie lui donnant une force surhumaine et une rapidité hors du commun, Liv ressemble plus à une super-héroïne un peu dark plus qu’à une créature maudite ou au mieux infernale. Il n’y a en fait pas grand chose de terrifiant dans la série. Si ce n’est le méchant. En effet, face à Liz, qui s’avère être le zombie le plus civilisé et le plus gentil qu’on puisse trouver, il y a un big bad, un zombie qui se maîtrise tout comme elle, mais décide d’utiliser sa seconde vie ou plutôt non vie pour créer un réseau de zombie dans toute la ville qu’il alimente en cerveau humain piocher directement dans les fugueurs et sans abri.

 

iZombie-1.07-1-630x419Bien sûr, Liz pour faire face à cette terrible menace est aidée, d’un flic avec qui elle travaille sur les affaires criminelles, de son patron, un médecin légiste qui en plus de son boulot décide de faire des recherches pour trouver un vaccin, d’un ex fiancé vraiment compréhensif (puisqu’il lui pardonne au bout de trois épisodes) qui joue également au justicier la nuit, et d’une colloc qui est également procureur de la justice. Comme vous le devinez, tout est assez « facile » dans la série. Liz ne se retrouve jamais vraiment menacée en dépit de sa nature profonde.

 

iZombieAssez faible scénaristiquement, la série n’offre de plus qu’un humour pas vraiment poussé ni très tranchant. Veronica Mars était sucré mais aussi très acidulée. Sous le vernis rose et adolescent se cachait quelque chose de vraiment dark, sombre et plutôt effrayant qui était le viol de l’héroïne et sa déchéance sociale. Ici Liz semble vivre sa mort comme une sorte de nouvelle vie, finalement plus libératrice qu’autre chose. De plus, on ne voit pas tellement l’intérêt de l’aspect zombie qui ici ressemble bien plus à des pouvoirs de super-héros qu’autre chose. On a l’impression que le zombie est utilisé uniquement parce que à la mode et susceptible d’attirer un public geek.

 

I Zombie peut être un passe temps, une série qu’on matte quand on est malade ou qu’on fait le ménage mais n’en attendez pas plus. Manquant terriblement de profondeur, la série reste en surface et surf sur la vague de ‘ce qui est à la mode’ en tentant de faire un cocktail susceptible de rassembler un maximum de spectateur. Vraiment passable.

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