[SERIES] Scream Queens, le bilan de la saison 1.

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Dans l’université Wallace, un tueur vêtu en Diable Rouge s’attaque aux membres de la sororité « Kappa Kappa Tau ». Cette dernière est tenue par l’insupportable prétentieuse Chanel Oberlin (Emma Roberts) qui passe son temps à rabaisser, humilier et insulter les gens, tout particulièrement celles qu’elle appelle ses minions. Le tueur semble avoir un lien avec un tragique événement survenu vingt ans plus tôt où une jeune fille enceinte se serait vidée de son sang pendant que ses « sœurs » faisaient la fête. L’histoire veut que l’enfant ait survécu. Et si tel est le cas, il serait un tueur idéal, dont l’envie de vengeance pour la mort horrible de sa mère l’aurait poussé à assassiner les étudiants et plus particulièrement les gens liés à la sororité jugée responsable.

572325.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxScream Queens lancée en 2015 est une série horrifique adoptant la forme du slasher. Mais comment faire pour respecter les codes du slaher dans une série sachant que normalement dans un slasher les gens se font tués les uns après les autres jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une personne, la final girl, qui s’en sort pour se faire tuer dans la suite. C’est pour respecter les codes du genre que le créateur de la série, Ryan Murphy, a décidé d’opter pour une forme d’anthologie où cependant, à la différence de American Horror Story, on conserverait les survivants de la saison précédente pour la saison suivante. Mêmes personnages donc, mais histoire différente.

172275.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxRyan Murphy est un peu le créateur fou de la télé US. Après avoir lancé Nip/Tuck en 2003 avec succès, ce dernier s’est ensuite lancé dans la création en série de show télévisés. Nip/Tuck avec son ton subversif a immédiatement touché le public autant que la critique. À l’époque, la série était une révolution. Le mélange entre le ton acide et très sarcastique de la série avec un humour très noir et une imagerie très américaine axée sur l’apparence et la beauté ont fait de cette série un bijou audiovisuel. Fort de ce succès, c’est 8 ans plus tard qu’il créer avec autant de succès American Horror Story dont les bons résultats et la popularité de la série en dépit de son côté très fétichiste, gore, cruel, sadique et dérangeant la rend particulièrement remarquable dans un paysage télévisuel en pleine révolution (The Walking Dead et Game of Throne sortait la même année ou presque). Depuis, Ryan Murphy ne s’est plus arrêté ! Il lance Glee en 2009 avec son alcolyte Brad Falchuk, planche sur un projet de American Crime Story et nous propose en 2015 Scream Queens en suscitant l’attente chez les fans d’horreur.

scream-queens-red-devilScream Queens n’est pas un hommage à toutes les reines de l’horreur, même si, la présence de Jamie Lee Curtis au casting est appréciable. Avec son ton saracstique, son univers très fantasiste (on est très loin d’un pseudo réalisme), et ses personnages tous aussi crétins les uns que les autres, Scream Queens se place plutôt entre American Horror Story (pour le côté fétichiste du tueurs tout en cuir moulant rouge, pour les meurtres graphiques et gore, et surtout le sadisme omniprésent chez les personnages haïssables) et Glee (pour le côté teenager, évidemment, le crétinisme des personnages et le côté sucré autant des couleurs que de l’univers totalement fantasiste) avec une pointe de Nip/Tuck (pour les apparences et l’attachement à la beauté). Malheureusement, la série se montre comme une accumulation des tics de son créateur plus que véritablement originale. Malgré tout, elle reste appréciable pour la bonne dose d’hémoglobine fournie à chaque épisode (un meurtre minimum par épisode), et l’humour radical.

173838.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEn voyant le désastre qu’à été la série Scream produite par MTV, j’aurais tendance à dire que Scream Queens est LA série rendant le plus hommage à la saga de Wes Craven. Par son ton irrévérencieux, par le côté complètement psychopathe de ses personnages tous plus crétins et égocentriques les uns que les autres, et l’humour ultra référencé, la série de Ryan Murphy est dans la droite lignée des Scream. Le problème étant qu’elle en fait trop là où Scream flirtait avec le n’importe quoi tout en restant toujours dans une ligne crédible que Scream Queens franchit sans le moindre regret.

439544.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAlors bilan, est-ce que la série est bonne ? Non. Sans être mauvaise, elle se répète, et peu carrément lassé le spectateur. Néanmoins, elle reste un bon divertissement. Il ne faut pas en attendre trop. C’est drôle mais peut-être trop poussif, les personnages étant particulièrement vitriolé ne sont donc pas spécialement attachants, mais le tueur lui est diablement inquiétant et le reste jusqu’au bout de la série, ce qui est, plutôt rare dans les séries horrifiques. De plus, elle réussit à garder son esprit slasher jusqu’au bout, et à continuellement fournir des crimes violents et cruels. Cependant, très infantile, et sarcastiques, elle ne plaira pas à tout le monde et en lassera beaucoup.

Si vous n’aimiez pas le personnage campé par Emma Roberts dans la saison 3 de American Horror Story, passez alors votre chemin, parce qu’elle est le personnage fort de la série, aussi attachant que repoussant. Si vous vous êtes lassé de l’univers pétillant et sarcastique de Ryan Murphy passez également votre chemin. En revanche si vous aimez voir des personnages détestables se faire trucider, découper, taillader, massacrer, le tout avec un certain sadisme, alors cette série est peut-être pour vous !

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