[PIFFF 2015] CR vendredi.

Travaillant jusqu’à 16h vendredi, je n’ai donc pu voir beaucoup de films. En fait je n’en ai vu techniquement qu’un, Deathgasm mais comme il se trouve que j’ai pu voir The Survivalist au festival du film Britanique je pourrais vous en parler. Clairement, il y avait plus de monde le vendredi et à la séance de 22h, une foule s’était massée composée à 50% de métaleux aux longs cheveux soyeux. Résultat, dans la salle, l’ambiance était électrique. Et sans nul doute que le passage du très culte THE THING juste avant a dû réchauffer l’atmosphère (enfin façon de parler puisque le film de John Carpenter est plutôt glaçant dans son genre).

464458.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTHE SURVIVALIST de Stephen Fingleton est un film britannique ayant fait un petit tour des festivals. Nous suivons un homme relativement jeune, la trentaine, vivant reclu dans une ferme bricolée au milieu de la forêt. Mutique et solitaire, l’homme semble vivre comme à l’ancien temps, ne faisant que récolter et planter. Tout ce qu’on peut remarquer c’est sa méfiance, et le fait qu’il ne lâche jamais son arme à feu, qu’il regarde au loin comme s’il attendait une menace. Sa vie est une routine jusqu’à ce que deux femmes débarquent dans sa ferme. Une vieille aux cheveux blanc et sa fille, qui lui demandent de partager ses récoltes. Méfiant, il les braque de son arme et les fouilles. On comprend que dans ce monde là, un futur proche, la nourriture est venue à manquer et que désormais les rares survivants subissent la loi du plus fort. Et la méfiance du jeune homme n’est pas totalement issue de sa paranoïa puisque les deux femmes complotent pour le tuer. Abordant plus la thématique de la solitude et de la famille que véritablement un post-apocalypse même s’il en a les codes et l’ambiance, The Survivalist fouine les tréfonds de l’âme humaine, et fait s’entrechoquer les êtres habités par un désir de survivre plus puissant que leur besoin d’amour. On regrette seulement un manque de moyen qui ne rend pas assez bien l’atmosphère du post-apo, en revanche l’idée de l’épuisement de la nourriture est plutôt bien trouvé en adéquation avec les interrogations actuelles.

DeathgasmDEATHGASM programmé à 22h est LE film fun de la programmation du PIFFF. C’est l’histoire d’un adolescent fan de métal qui se réfugie dans cette musique pour échapper à la douleur et à la peine. Il débarque dans une nouvelle ville après que sa mère ait été internée. Rapidement il se sent pas vraiment le bienvenue, tant dans sa famille de cul béni que au lycée où on le regarde comme un sataniste. Heureusement, il rencontre un autre métaleux, infiniment plus charismatique et libre que lui, avec qui il fonde un groupe de métal. En suivant son nouvel ami dans ses escapades d’aventurier peu soucieux de la morale, il trouve une partition appelée l’hymne noir (en réalité conçu pour une messe satanique) qu’il se décide à jouer. L’ennui étant que cette partition une fois jouée déclenche une apocalypse démoniaque ! Entre les gens possédés par des démons dont les mimiques et les expressions évoquent EVIL DEAD, les satanistes cherchant à tuer nos héros, et l’arrivée imminente du roi des démons sur terre, nos jeunes gens ont du pain sur la planche pour survivre ! Effets gore en veux-tu en voilà, humour potache et scènes d’actions dans la veine d’un BRAINDEAD, DEATHGASM est généreux et drôle, comme on les aime.

Voilà donc pour la troisième journée, bientôt le contre rendu du week end.

Publicités