[PIFFF 2015] CR, samedi.

Je dois l’admettre, rester à boire des coups vendredi soir a fait que, samedi matin j’ai pas pu me lever à temps pour voir les court internationaux projetés à 11h. Sinon, j’étais là le reste de la journée ! Week end oblige il y a avait nettement plus de monde dans la salle que les autres jours. Je n’ai pas fait la nuit mais à ce qu’on m’a dit c’était pas mal blindé la grande salle du rex et les films projetés étaient quand même sacrément intéressant si ce n’est cultes dans leur genre. Notez que dimanche matin il y avait des courageux qui avaient fait la nuit ET étaient présent pour le film à 11h. Bref revenons à nos moutons ! Et c’est parti pour le CR du samedi !

 dgu_pic1

DON’T GROW UP de Thierry Poiraud est un film d’infecté. Six adolescents laissés livrés à eux-mêmes dans le centre social où ils sont hébergés s’amusent à détériorer les lieux puis décident d’aller faire un tour en ville pour choper à boire. Rapidement, ils se rendent compte que la ville est laissée à l’abandon, et que les adultes sont infectés par un étrange virus les rendant hyper agressifs mais dont on peut venir à bout d’une balle dans la tête. Fuyant la ville, ils se réfugient donc dans les bois où ils trouvent une maison isolée. En chemin, ils croisent un enfant qui d’abord leur permet de fuir mais ensuite, méfiant, les menaces de son flingue affirmant que l’un d’eux est comme les autres. Le doute s’insinue dans le petit groupe, et si l’un d’entre eux était infecté ? Berçant dans le social avec ces jeunes désoeuvrés, l’utilisation de la langue anglaise donne au film un petit côté Misfit, lorgnant du côté des films d’infectés en respectant les codes du genre, Don’t Grow Up s’intéresse avant tout à l’adolescence et laisse la part belle aux séquences contemplatives. Un film hybride et intelligent qui affecte quelques incohérences et un final où le manque de budget se ressent un peu, néanmoins plutôt bon puisque primé par le public.

ob_778597_jul-image-02

Les courts métrages français nous donnaient à voir 6 courts. Phantasms of the Living de Jean-Sébastien Bernard, court primé, nous mettait dans la tête d’une jeune fille fantasmant à la piscine avec une très belle image. L’appel de Alban Ravassard nous embarquait dans un univers fantastique où les corps se métamorphose. The Cure de Xavier Mesme revisite la thématique du vampire et de l’addiction. Of Men and Mice de Gonzague Legout nous propose un braquage à détroit qui tourne mal avec une fin poétique. Juliet quand à lui a ravit Cine + Frisson qui lui ont remit un prix. Craspec de David Le Meur tente d’explorer le psychisme d’un homme rendu fou par l’overdose de sa femme. Enfin, mon préféré, Slintertime de Rosto aborde la poésie avec une animation soignée. Du film concept à la tentative plus ou moins réussie de faire un petit film fantastique, les courts français proposaient à voir de belles productions en dépit de petits moyens, néanmoins, tous ne sont pas forcément réussit.

Bridgend_PresseStill_0000346

BRIDGEND de Jeppe Rønde s’intéresse à la vague de suicide ayant encore lieu au comté de Bridgend en Pays de Galle. Une jeune fille revient avec son père dans cette petite ville où elle est née. Son père est engagé afin d’enquêter sur la vague de suicide touchant les adolescents du comté. La jeune fille nullement effrayée par la « malédiction » se mêle aux jeunes gens, à leurs rituels de commémorations, à leur délire, à leur manière de se rassembler de s’unir alors que son père se demande si ces jeunes ne se mettent pas d’accord ensemble pour se suicider les uns après les autres. Nous plongeant dans une atmosphère limite fantastique, pleine de mystère et d’interrogation, Bridgend a l’adn du film social anglais avec une atmosphère danoise propre au cinéaste. Petite perle de la sélection, on regrette que le fantastique ne soit que dans l’atmosphère.

La nuit qui s’ensuivait proposait quatre films d’animations japonais. L’occasion de découvrir en avant première Le Garçon et la bête, de redécouvrir Mind Game, Jin-Roh la Brigade des Loups ou encore Short Peace.

Publicités