[PIFFF] Contre rendu soirée d’ouverture.

12241292_1236498329710299_7526119422502216231_nPour le Paris International fantastique film Festival, il s’agit là de sa 5e édition. Le festival célèbre chaque année le cinéma de genre en projetant des films pour tous les goûts du film de monstre au film barré fauché, du film de fantôme au found foutage. Le bien nommé, PIFFF a déjà accueilli The Ward de John Carpenter, Les sorcières de Zugarramurdi de Alex de la Iglesia, Byzantium de Neil Jordan, The Inkeepers de Ti West, 4 :44 last day on earth de Abel Ferrara, Bellflower de Evan Glodell et bien d’autres. Chaque année est l’occasion de découvrir des perles, mais aussi à travers les séances cultes de redécouvrir des classiques du genre en salle.

Après les tragiques évènements de vendredi 13 novembre, on était en mesure de se demander si le festival avait bien lieu. La fermeture des salles de cinéma, salles de concert et musées qui s’en est suivi nous laissait craindre une annulation. Mais finalement, il n’en sera rien. Il est vrai qu’une annulation pour un petit festival comme le PIFFF aurait été un dommage financier important, mais surtout, les films projetés en compétition ne passeront sans doute nul part ailleurs en salle en France. Et c’est aussi pour eux que le PIFFF s’est maintenu.

12274481_1236497286377070_8806573494605410029_nMardi soir, dans la salle du Grand Rex qui sans être complète était cependant bien remplie en dépit des évènements du week-end précédent, la soirée d’ouverture s’ouvrait avec SCREAM GIRL originalement nommé The Final Girl. Ce terme qualifie la fille qui reste en vie jusqu’au bout du film, généralement couverte de sang, après avoir occis le méchant (ou bien croyant l’avoir fait puisque celui-ci tend à revenir dans les suites). Vous l’aurez compris, c’est un film méta où la fille d’une scream queen récemment décédée se rend à une nuit spéciale dédié au film d’horreur qui a consacré sa mère en star. Un accident la mène à être projetée avec ses amis dans le film. Face à sa mère alors jeune, ayant quasiment son âge, ignorant qu’elle a eu une fille et bien sûr qu’elle est décédée depuis, la jeune héroïne décide de cacher à sa mère son identité afin de s’en rapprocher. Hélas le film continue, et le tueur s’approche un peu plus d’elles.

The_Final_Girls_posterQualifié de LAST ACTION HERO version slasher, SCREAM GIRL est un film sympathique qui joue sur la temporalité et les effets de style des films d’horreur. Mettant en scène Taissa Farmiga (jeune actrice ayant joué l’adolescente timide dans la première et troisième saison d’American Horror Story) et Nina Dobrev (jouant dans Vampire Diaries), le film joue sur la carte de la jeunesse jouant dans des séries horrifiques ce qui évidemment n’est pas totalement innocent. Méta jusqu’au bout des ongles, le film se veut avant tout une comédie horrifique même si la notion de deuil très présente dans le film lui donne une profondeur touchante.

Sans rien révolutionner au genre, THE FINAL GIRL une mise en scène parfois audacieuse (un plan-séquence assez dingue illustre un plan d’action des héros), et offre un spectacle digne de ce nom qui réjouira les fans du film de genre tout en touchant aussi un public plus large.

La soirée d’ouverture aurait dû se poursuivre au Rex Club avec DOUBLE DRAGON et PERTURBATOR, hélas, suite aux évènements de vendredi, les organisateurs du PIFFF ne se voyaient pas fêter l’anniversaire du festival (ses 5 ans). Le cœur n’était pas à la fête après les tragiques évènements. On espère cependant que la fête sera repoussée à l’année prochaine.

Quoi qu’il en soit, le PIFFF démarre sur les chapeaux de roue ! Rendez-vous pour le prochain compte rendu du festival.

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