[GERARDMER 2015] Second jour dans les Vosges.

manintheorangejacket1_copy__largeVendredi la journée a débuté au lac avec THE MAN WITH THE ORANGE JACKET de Aik Karapetian, un film letton ayant mis faute de moyen 5 ans à se faire raconte l’histoire d’un type qui après avoir perdu sa place décide d’aller tuer son patron. Suite à un double meurtre froidement procédé dans une tenue qui n’a rien à envier à celle des psycho killer des slasher, il choisi de s’installer confortablement dans la maison de ses victimes. Fourmillant d’idées, sans doute dû à la longueur de sa production, le film en est malheureusement bancal. Le postulat de départ était original et intriguant malheureusement le réalisateur s’est perdu en route livrant un film nébuleux et un peu vide au final. On ne sait pas trop ce qu’il veut nous dire, sans doute parce qu’on se perd en court de route avec une histoire de culpabilité, le tout dans une atmosphère étrange qui peut plaire.


HC_Photo-Film-THE-POOL-OK-1170x490Ensuite il y avait la projection de THE POOL dans son titre original De Poel nous vient des Pays Bas. L’histoire de ces deux familles parant camper au milieu de nulle part nous fait penser à CUB en compétition mais s’en éloigne très vite. Il s’agit ici de l’histoire d’une nymphe ou d’une sirène bien qu’il soit possible que ça soit une sorcière noyée au moyen-âge. Bref, il y a une créature féminine et envoûtante dans le lac situé juste à côté de l’endroit où campe ces deux familles qui durant ce séjour agiter vont révéler peu à peu leurs noirs secrets. Une histoire plutôt originale qui ne manque pas de piquant mais d’une belle mise en scène. La caméra ni la lumière ne parvient à sublimer les lieux, au contraire. Une image plutôt froide et pas très jolie qui fait parfois carrément vidéo ce qui forcément cloche avec l’histoire racontée. On aurait espéré plus de féminité, plus de plans graphiques, plus de danger aussi car la créature n’est pas tellement effrayante. Pas très réussit, THE POOL tient néanmoins en haleine et fournit le spectacle promit.

at-the-devils-doorAT THE DEVIL’S DOOR est une histoire de possession démoniaque, chose qui semble être à la mode durant cette saison à Gérardmer car ce n’est pas le seul film, hier soir était projeté LE PROJET ATTICUS qui rivalisait de jump scare pour nous livrer un roller coaster pas très réussit. Mais revenons à nos moutons, le second métrage de Nicholas McCarthy a suivit le même chemin que son premier et est arrivé à Gérardmer cette année. Évoquant une histoire d’une jeune femme possédée par un démon hantant une maison qu’une jeune agent immobilier doit vendre. Inévitablement il s’agit là d’une histoire de contamination du mal touchant à la thématique de la maternité contrariée. Esthétiquement réussit, c’est en revanche un film plutôt plat, pas assez de profondeur chez les personnages qui sont tous des enveloppes vides interchangeables et un démon pas assez effrayant pour remplir le contrat.

tuskOn a ensuite enchaîné avec TUSK la comédie hilarante et déviante de Kevin Smith. Racontant l’histoire d’un jeune podcaster américain connu, drôle et foncièrement méchant, mêlant audace et cruauté sans cesse dans son comportement avec les gens qu’ils soient proches de lui ou non, le film le fait croiser la route d’un vieil excentrique ayant beaucoup voyagé en mer qui lui promet de belles et extraordinaires histoires. Manque de bol, le vieux est complètement taré et a décidé de le transformé en monstre marin espérant revivre un moment de sa vie. Satirique, bourré d’un humour noire limite dérangeant, foncièrement sadique et malsain, totalement twisté et déviant, drôle et émouvant, TUSK parle de pardon, de punition, et de laver ses fautes le tout avec une critique de la génération internet et de ces fameux trolls. Terriblement drôle, c’est une totale réussite.

HC_Photo-Film-WHAT-WE-DO-IN-THE-SHADOWS-OK-1170x779Enfin à minuit c’était WHAT WE DO IN THE SHADOWS est une comédie horrifique originaire de la Nouvelle-Zélande écrite et incarnée par deux trublions de l’humour: Taika Waititi & Jemaine Clement. Faux documentaire s’intéressant à la collocation de 4 vampires d’âges et de personnalités très différentes qui doivent se rendre à une grande soirée, un bal réunissant vampire, zombies et sorciers. Démarrant au quart de tour en enchaînant blague sur blague à un rythme effréné et étant totalement drôle au début, le film trouve son rythme lorsqu’un jeune homme supposé être le diner devient leur nouveau camarade de jeu. A partir de ce moment là l’histoire prime sur l’humour, et les personnages tous haut en couleur dévoile un aspect touchant, romantique et émotif. Oscillant entre l’humour désopilant autour de cette bande de looser et une histoire d’une famille tentant de surmonter les crises et de vivre ensemble, le film est plutôt bon dans l’ensemble hormis quelques petites maladresses par ci par là. En tout cas il est généreux et jouissif.

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