[GERARDMER 2015] La sélection des longs métrages.

10849839_769076513140335_1268925777331895459_nOn se prépare gentiment pour Gérardmer qui cette année met en place un nouveau système avec des réservations sur internet. Le principe étant d’éviter d’avoir à faire la queue sans être certain de pouvoir rentrer, du coup au lieu de se faire bouter à l’entrée de la salle ça sera sur internet bien que des places sont apparemment libérées régulièrement. J’ai de nombreux doutes sur cette nouvelle organisation qui va surtout profiter aux gens ayant le temps de réserver leur place, pour ceux bossant avant le festival c’est plus difficile… Enfin bref.

Donc pendant que je regarde les bandes annonces des films en compétition en me demandant lesquels j’irais voir et lesquels je vais bouder, parce que ma politique au cinéma est de ne pas se faire chier à aller voir des films pourris sauf si c’est du bis ou du z, je me dis pourquoi ne pas partager ça avec vous? Donc c’est parti pour un article rédigé pendant que je matte des bandes annonces et que je m’informe sur chaque film!

Cub-posterLe premier présenté est CUB, on avait vu quelques affiches assez belles traîner sur le net, le film ayant déjà buzzé, sans doute sur d’autres festivals (un jour je ferais un point sur la gueguerre que se mènent les festivals français souvent au dépend des films qui y passent) le voilà donc à Gérardmer. L’histoire d’une espèce de revue du conte du petit Poucet puisqu’il est question de Scout dans une forêt qui est hantée par un ogre nous balance une bande annonce bien montée maintenant difficile de savoir si l’histoire sera originale ou pas, en tout cas ça a l’air gore et assez sadique comme histoire, sans doute doit-on s’attendre à une métaphore sur l’adolescence et l’agressivité passive que peuvent avoir des jeunes en bande. (PS: je crois que le trailer est totalement spoiler, désolé d’avance si vous en apprenez trop en le visionnant).

EX-MACHINA-Affiche-BanL’histoire de EX_MACHINA est celle d’un jeune programateur qui suite à un concours se retrouve à travailler avec la toute première intelligence artificielle qui est de plus une femme assez canon est également l’histoire d’un scénariste de renon passant derrière la caméra. L’auteur du roman La Plage mais aussi le scénariste de 28 jours plus tard, Nerver Let Me Go ou encore de Dredd ce qui montre une assez grande plage de talent, livre là son premier long métrage. La bande annonce quand à elle laisse plutôt entrevoir un thriller psychologique, un jeu de manipulation où l’on ne saura pas trop qui mène la danse, intriguant d’autant qu’on sent une certaine patte dans l’écriture, et puis c’est un film de SF et personnellement je craque toujours pour la SF intimiste.

Goodnight_Mommy-694523663-largeLe film suivant vient tout droit d’Autriche. Réalisé par un duo de réalisateurs ayant fait leurs armes sur un documentaire faisant le portrait de l’acteur et réalisateur autrichien Peter Kern, GOODNIGHT MOMMY a d’abord fait les festivals internationaux avant de débarquer sur le sol français. Les images nous parvenant à travers la bande annonce reste très mystérieuses bien que quelques images viennent spoiler sur des scènes sans doute forte du film, quoi qu’il en soit il est très difficile de se faire une image du film. De quoi ça parle? De deux frères jumeaux qui ne reconnaissent plus leur mère après que celle-ci ai subit une opération chirurgicale importante du visage et qui commencent à se poser des questions limites paranoïaques à son sujet.

Honeymoon-picture-movie-2014-01Le quatrième sélectionné s’appelle HONEYMOON, ça parle donc de lune de miel comme son nom l’indique et de somnambulisme, mais aussi de truc chelou dans une forêt. L’actrice principale est Rose Leslie qui joue dans Game of Thrones la sauvageonne sexy qui en sait plus que John Snow. Et l’homme qui tente de prendre les choses en main mais qui a l’air totalement largué dans la bande annonce c’est le docteur Frankenstein dans Penny Dreaful, un casting de jeunes acteurs ayant occupé des seconds rôle dans des séries en vues donc pouvant laisser présager du bon comme du mauvais. Mais revenons à nos moutons. Dans cette histoire de lune de miel tournant au cauchemar, forcément quand on est en compétition pour Gérardmer c’est que quelque chose va aller très très mal, il y a derrière la caméra une réalisatrice. Premier long pour la demoiselle, les images laisse à penser une histoire de possession ou de complot, en tout cas il y a des secrets bien gardés dans la maison au fond des bois. Incroyable le nombre de films où les choses se passent mal dans une maison nichée dans les bois, je comprend pas pourquoi les gens continuent à louer des maisons comme ça, ils devraient savoir pourtant, soit on s’y fait violer soit posséder, et sans doute qu’ici on aura droit aux deux.

it_followsSuit un petit déjà connu, IT FOLLOWS qui a été repéré à la semaine de la critique où il en a émerveillé plus d’un avec sa beauté plastique et son histoire toute bête mais bien fichue, repassé ensuite à la cinémathèque. Il débarque ainsi en festival alors qu’il a déjà sa critique par ici. Je n’irais donc pas le revoir, faut choisir, mais c’est pas parce que je n’en ai pas envie. It Follows est un beau film, intéressant, intelligent et original. Il redonne ses lettres de noblesse au slasher en lui donnant un second souffle (même si j’espère qu’il n’y aura jamais de suite excepté si c’est quelque chose d’aussi intelligent que celui-là). Bon forcément je me suis demandé ce qu’il fichait en compet vu qu’il est déjà passé à Cannes mais ne boudons pas notre plaisir! Si vous êtes sur Gérardmer durant le festival je vous le recommandement chaudement. Pour les autres, je ne doute pas qu’il aura droit à une sortie en salle. Enfin j’espère vraiment qu’il aura une sortie en salle (on sait jamais avec les distributeurs capricieux…).

maxresdefaultLe réalisateur de Les Ruines a décidé de mettre en scène le petit rouquin de la série Shamless dans une étrange histoire très mystérieuse. JAMIE MARKS IS DEAD raconte l’histoire d’un adolescent victime des cruautés des autres jeunes de son âge finit par mourir dans d’atroces souffrances puis revient sous une forme étrange. Zombie ou fantôme, on ne sait pas trop ce qu’il est, ce qui est sûr c’est qu’il a une certaine emprise sur le héros, un ado apparemment sans histoire, sans doute nourri d’une certaine culpabilité. Cette nouvelle et étrange amitié va les emmener vers une piste très glissante. On présent dans la bande annonce une histoire de manipulation et de perversité mais aussi de vengeance, intriguant et mystérieux. L’image de la bande annonce est plutôt jolie bien qu’un poil désaturée à mon goût.

poster-Man-in-the-Orange-JacketTHE MAN IN THE ORANGE JACKET est l’histoire d’un type licencié qui décide de venir squater chez son patron sans doute dans le but de se venger ou récupérer son boulot. Venu de Lettonie, l’atmosphère dessinée dans la bande annonce est assez étrange et froide comme pas mal de films venu du coin. On présent l’histoire de perversité, sans doute pas dans le style de The Servent, plutôt un Borgman qui était lui pour le coup totalement inquiétant. On se demande dans quel mesure il y aura de la violence et du sang, quoi qu’il en soit, le film a déjà fait parler de lui puisqu’il avait eu droit à une mini chronique sur Nova Planète dédié aux films d’horreur cachés dans les drame ce qui laisse prévisager plutôt du bon.

 269dthe-signal-official-trailer-00Une autre histoire de SF ou qui en a tout l’air, THE SIGNAL raconte donc l’histoire de deux étudiants passionnés de piratages qui en traversant les Etats-Unis accompagnée d’une troisième laronne, la copine du héros, vont se retrouver confronter à quelque chose d’assez inédit, étrange et déroutant. Se retrouvant en quarantaine, Nic ne comprend pas ce qui lui est arrivé, tout semble lié à un étrange signal se faisant entendre dans une zone. Mystérieux et inquiétant, le film semble balancer entre la science fiction talentueuse et imaginative et le film d’anticipation en forme de thriller, sans doute empreinte-t-il aux deux et est-il un peu tout cela à la fois. Intriguant et donnant clairement envie la bande annonce est cependant assez spoiler, méfiance donc si vous voulez la regarder.

The Voices new posterL’avant dernier sélectionné est plutôt surprenant. D’une part on est surpris en voyant derrière la caméra l’auteur de Persepolis, d’autre part par le choix de casting à contre emploi d’un Ryan Reynolds plus habitué aux grosses productions plus ou moins foireuses (on oublierait presque qu’il a joué dans Buried), enfin l’histoire assez burlesque du film surprend également. Appelé THE VOICES, c’est l’histoire d’un tueur en série manipulé par son chat qui le pousse à tuer des gens. C’est une comédie noire, forcément. Et ça donne un peu envie rien que d’en parler comme ça. Bon en regardant la bande annonce je me dis que ça peut aussi être complètement con comme film, totalement déjanté avec un gros casting, très coloré et musical, ça part dans tous les sens, autant dire que c’est assez casse gueule, et plutôt étonnant de le voir en sélection à Gérardmer…

thefiEnfin on termine avec THESE FINAL HOURS avait déjà trouvé une petite place dans les lignes de ce blog quand il était passé à la semaine de la critique à Cannes si je me souviens bien. Ayant été moins séduite et alléchée que par It Follows je ne l’avais donc pas vu quand il était repassé à la Cinémathèque. Ca parle de quoi pour ceux n’ayant pas lu mon précédent article, eh bien de fin du monde comme son titre le laisse deviner. Quand il ne reste plus que 12 heures à vivre, le héros aurait aimé en profiter pour picoler et faire la fête sauf que pas de bol, il se retrouve coincé avec une gamine. Forcément on pense un peu à la Guerre des Mondes où Tom Cruise se coltine une gamine geignarde mais aussi à Rover plus récemment où deux personnages n’ayant rien à voir en faisant un bout de chemin ensemble finissent par se changer l’un et l’autre sur un fond de fin du monde, je pense que These Final Hours penche plus du côté de Rover avec une image moins belle par contre, plus cliché.

En conclusion, on s’aperçoit que la sélection de cette année donne une belle part à la SF contrairement aux années antérieures (bien que je n’ai pas fréquenté le festival pendant 3 ans). Pas mal de films sont portés par un gros budget et un sacré casting laissant à penser qu’ils auront de toute façon une sortie en salle, du coup leur présence dans le festival est assez peu légitime à mon sens où un festival doit plutôt privilégier les petits films aux gros. Reste à voir ce qu’il y aura de programmer à côté de la compétition. Néanmoins quelques films sont alléchants pas trop grosse production.

Consultez le dossier GERARDMER 2015 pour découvrir les gagnants et les pépites cachées dans les hors compétitions.

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