[Court-métrage] Le nécrophile, poésie macabre et humour absurde.

Alors voilà, rien à voir avec Noël, j’avais juste envie de partager avec vous ce court-métrage que j’ai retrouvé récemment grâce à un ami, que j’avais vu à l’époque sur Arte et qui m’avait pas mal marqué. L’ambiance déjà est très fantastique. Le héros avec ses énormes cernes, son teint blafard fait immédiatement penser à une sorte de Igor. L’image de Rentfiled, l’agent immobilier esclave de Dracula dans le livre éponyme est également présente via l’apparence du nécrophile et surtout sa manie d’avaler des bestioles de tout poil. L’intérieur de sa maison très gothique à la Française avec le vieux papier peint, les vieux meubles, plongé dans une sorte d’obscurité. L’absence de paroles, qui donne une ambiance, non seulement avec les titres mais la musique aussi. Il y a cette atmosphère absurde, surtout à la DASS quand il récupère une gamine supposée être de sa famille et où on lui refile un mode d’emploi. Les voix qui sont passées dans un mixeur. On pense à Nosferatu du fait de l’apparence du héros, mais aussi à une sorte d’humour absurde évoquant les nuls (les gens huant le crime de la violation de sépulture). Devant ces images oscillant entre un humour noir, une certaine poésie macabre et un conte amoral, j’ai aussi pensé à Dellamorte Dellamore dut fait de l’ambiance, des choses assez horribles traités sur le ton de l’humour et la fin laissant une touche de douceur amer sur le palais. Petit chef d’oeuvre il est devenu depuis plus ou moins culte ce qui le rend plus facile à visionner.  J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a touché.

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