Déclics cinématographiques qui ont fait de moi la cinéphile que je suis.

Tout est dans le titre! Je vous parlerais aujourd’hui des films ou des moments dans un film qui m’ont bouleverser d’une manière ou d’une autre. Parfois c’était parce que c’était la première fois que je voyais un film de ce type là, d’autre fois parce que j’étais plus sensible à ce moment là. La logique n’est pas forcément de mise. Et ce n’est pas parce que certains films ne sont pas présent dans cette liste qu’ils n’ont pas une certaine place dans mon coeur. D’autant que j’ai essayé de la faire courte, et de ne prendre que les plus gros émois cinéphile. Alors, c’est parti!

Le cercle rouge

tumblr_n4vj4wflwP1qg8eplo1_r1_1280C’est peut-être LE film qui m’a montré qu’un film français avec des acteurs familiers pouvait être profond, terriblement sérieux, et même parfois inquiétant. Je l’ai vu gamine, j’avais très envie de le voir parce qu’à l’époque j’étais fan de Bourvil et que j’étais curieuse de le voir dans un rôle sérieux pour une fois. Ironie du sort, c’est également son dernier. Evidemment ce jour là j’ai aussi découvert un grand réalisateur. Jean Pierre Melville est un réalisateur que j’admire profondément. Mais le Cercle Rouge pour moi, au-delà des acteurs, et de la mise en scène, c’est surtout la version sérieuse des Tontons Flingueurs, je veux dire c’est aussi cultissime, tout y est parfait, on a la même atmosphère de gangsters sauf que là, non seulement le sérieux prime, mais il y a quelque chose de légèrement malsain, comme quelque chose de vicié dans l’atmosphère. J’ai été élevé quasiment dans le film noir français, et ces acteurs, je les connaissais tous par coeur, c’était comme de vieux amis pour moi, j’étais habitué à ce qu’ils me fassent rire, qu’ils me charment, et soudainement, ce n’était plus de l’humour, c’était âpre, c’était sérieux et c’était dur. Véritable claque, encore aujourd’hui, ce film résonne dans mon coeur d’une manière très particulière.

Tchao Pantin

31881Un peu comme Le Cercle Rouge, je l’ai regardé, curieuse de voir Coluche adopter un rôle sérieux, je n’avais encore jamais vu un film « sociale » à ce moment de ma vie, je n’avais encore jamais vu ce Paris là au cinéma dans un film, et pour être franche ça a été une claque ! Sur le coup ça m’a laissé sans voix. Parce qu’on a pas l’habitude de voir ce genre de choses, pourtant ce cinéma français existe, du moins a-t-il existé, quelque chose de plus honnête, quelque chose de plus dur aussi, sans tout l’aspect humour qui noie le discourt, enrobe la réalité, mais bizarrement il est peu visible. Quoi qu’il en soit, Tchao Pantin a quelque chose de dramatique, quelque chose d’iconique aussi, c’est comme si on avait choisi la pilule rouge au lieu de la bleue, tout d’un coup un voile se lève, et la réalité, triste, noire, compacte, douloureuse est là. Il y a quelque chose de terrible dans l’expression du personnage incarné par Coluche. C’est une tragédie qu’on suit, à laquelle on assiste impuissant. Je pense aussi que ce film incarne à la perfection aussi ce qu’était Coluche, quand il a fondé les resto du coeur. Je peux pas le regarder sans avoir le coeur serré, c’est bête mais c’est comme ça.

L’armée des Ombres

c6cdd512-29f4-4d14-b11e-000000000322D’accord, je fais peut-être une fixette sur le cinéma de Jean Pierre Melville, qui sait, mais c’est l’un des rares films qui a été difficilement supportable à regarder. Mon père, qui est sans conteste responsable de ma cinéphilie, m’a prévenu mais rien n’a fait, le choc m’a laissé pantoise. Depuis je suis entre l’envie de le revoir, pour pouvoir davantage le détailler, en découvrir les secrets de fabrications et la crainte de ressentir ce choc parce que ce film là fait mal. Rien qu’en recherchant des images du film j’ai à nouveau éprouver cette émotion qui ne nous quitte durant tout le visionnage du film, peut-être est-ce du désespoir, de la tristesse ou de l’impuissance. Je parlais de tragédie à l’instant, L’armée des Ombres en est une, pas sociale, même si ça l’était à l’époque, c’est en fait, que le film nous évoque de véritable héros confronté au mal, à un mal qui est absolu, je veux dire que ça a été parmi les pires trucs qu’il y a eu dans l’histoire de l’humanité, le Nazisme. Et la manière dont s’est raconté… Je me souviens de l’importance du hors champs. Dans n’importe quel film d’horreur, on vous dira que le hors champs est ce qui suscite le plus la terreur, prenez Massacre à la Tronçonneuse, il est indubitable que quand la porte coulissante se referme, vous imaginez le pire, vous n’avez pas besoin qu’on vous le montre. Eh bien, il en va de même pour les drames. Il suffit que vous voyez un type ravagé sur une chaise et que vous sachiez qu’il a été torturé, vous allez imaginer l’enfer. Rien que d’en parler, d’essayer de me remémorer la scène, j’ai mal.

Mulholland Drive

lauramirrorC’est la première fois que j’ai eu un coup de foudre pour un réalisateur, devant Mulholland Drive. J’avais acheté le dvd par curiosité, j’ignorais alors qui était David Lynch ayant tout juste entendu parlé de Twin Peaks (j’étais jeune) et ça a été… merveilleux, magistral, aucun film ne m’avait alors emporté aussi loin. Instantanément je suis tombée éperdument amoureuse. Je voulais voir tous ses films mais pas trop vite, je voulais goûter et m’empiffrer de cet univers. Ça doit être l’un des films que j’ai le plus vu. Mon plus gros regret est de ne l’avoir pas encore vu en salle. *petite prière à la cinémathèque* Pourquoi a-t-il eu un tel effet? Je pense qu’il est difficile de décrire ce que c’est, qu’un David Lynch, car c’est un cinéaste tellement différent, il est très classique dans sa mise en scène et parfois totalement expérimental, c’est un artiste touche à tout, qui est fasciné par Hollywood, et Mulholland Drive parle justement de ça, sauf que la vision qu’il nous en propose est à des années lumières de l’imagerie habituelle. C’est quelque chose de glauque, de sale, de corrompu, qui vous détruit, une machine à fantasme vicié, conçu pour attirer d’innocents rêveurs et les écraser, les détruire, les spoilés. Au-delà de la narration en forme de miroir entre le rêve, le fantasme, et la réalité sordide, il y a aussi ce qu’il raconte, un drame, une histoire d’amour, et au milieu de ça, une scène à l’opéra sublime inoubliable. C’est, je pense, un conte de fée pour adulte, avec une morale à la fin, pas de celles qu’on a envie d’entendre.

Les autres

936265592tJe fouille ma mémoire pour savoir si c’est le tout premier film de fantôme que j’ai pu voir, sans doute pas, mais c’est le premier que j’ai regardé avec un oeil adulte de quelqu’un connaissant le cinéma et son langage, à même de comprendre, et la vérité c’est qu’il m’a fichu une claque déclassant immédiatement Sixième sens. Bon je suis pas là pour cracher sur le Sixième sens que j’aime beaucoup, il est un film à part, et la scène où l’on découvre soudainement tous les morts qui deviennent des apparition aussi flippantes que envahissantes est purement terrifiant, surtout quand on le découvre relativement jeune, rien n’enlèvera ça à ce film. Car contrairement à ce dernier Les Autres n’est pas enfermé dans son twist. Car oui, autant être franche, il y en a un. Mais il a une atmosphère puissante, angoissante, avec des séquences de terreur pure, quand la fillette masquée sous son voile de communion ressemble à une horrible vieille dame, la scène avec l’album photo des morts, et cette atmosphère gothique, dehors cette brume fantômatique, à l’intérieur cette obscurité omniprésente, ces voiles partout, le visage austère des adultes, les enfants privés de jeu, de rires, tout cela donne une ambiance confinée très particulière si propre au cinéma ibérique. C’est en effet du cinéma hispanique horrifique qui vaut bien les fantômes asiatiques, et nous fait éprouver une véritable épouvante. Plus que la terreur, c’est le drame qui donne toute la profondeur au film. C’est s’en est un, drame.

Citizen Kane

citizen-kane-4Claque cinématographique, il est vrai que Citizen Kane dans cette liste peut sembler bizarre, ce n’est pas un film coup de coeur de l’enfance, ce n’est pas le genre de film qui vous traumatise ni qui vous enivre, les émotions sont là, et fortes mais ce n’est pas ça qui vous colle une claque. Non, le chef d’oeuvre magistral de Orson Wells a été une révélation pour moi, mais pas de celle qu’on peut imaginer. Je l’ai vu dès que j’ai débuté mes études dans le cinéma, c’est sans nul doute en partie à cause ou grâce à ce film que j’ai eu envie de faire de la lumière. Jusqu’à présent je n’avais encore jamais vraiment détaillé un film, tenté de l’analyser, j’ai essayé de le faire sur Citizen Kane et j’ai failli devenir folle. Je l’ai regardé deux fois d’affilée afin de tout comprendre. J’étais fascinée. Pas un plan n’était inutile, pas un mouvement de caméra n’avait une signification, je voyais opérer la magie du cinéma dans son immense pouvoir. Non seulement ce film est une grande et magnifique leçon de cinéma, qui éveillerait l’envie de réaliser des films chez n’importe quel personne susceptible de s’y intéresser, mais surtout, c’est ce film là, et aucun autre, qui m’a montré ce que je voulais faire. Ecrire et réaliser des films reste une passion et l’envie de faire ma carrière et ma vie, cependant il m’a fait découvert l’importance de la lumière, et quand ensuite j’ai posé mes premiers projecteurs, j’ai compris ce qu’il m’avait fait ce film, ce qu’il avait décanter en moi, il m’a montré qu’on pouvait créer de la matière, que c’est cela la lumière, que sans elle, il n’y a rien, c’est elle qui révèle les choses, découpe les espaces, créer l’atmosphère, (bon la musique fait aussi cela mais il fallait choisir, et ça a été la lumière, de toute façon je suis très mauvaise en musique).

Seul contre tous

Seul-contre-tous-4Sans nul doute le film le plus déprimant et le plus nihiliste que j’ai jamais vu. Non seulement tout le film, du début à la fin, est une violence faite envers le spectateur, et le peu de foi qu’il possède en l’humanité, mais en plus il est noyé dans une atmosphère terrible, sordide, de quelque chose de sale, cette partie de nous-même qui est sombre, à l’intérieur, bien enfouie, mais présente, et à laquelle le film parle forcément. Ce qui marque évidemment, c’est le monologue balancée à la gueule du spectateur qui ne peut que nous toucher au plus profond de nous-même, nous dépouiller de nos pensées rassurantes et nous laisser inquiets, l’œil humide, la bouche sèche. Sans même évoquer cette fin terrible, ce film est une bouteille de vitriol balancé en plein visage, c’est une agression mais qui fait écho à quelque chose qu’on a tous en nous, le dégoût pour une société qu’on ne reconnait plus, un sentiment de solitude, Seul contre tous est égoïste, egocentrique, immoral, il remue là où ça fait mal, et il le fait si bien. Mais ne nous voilons pas la face, c’est un shocker. Il fait admirablement bien son boulot. J’ai alors découvert aussi un réalisateur, Gaspard Noé, qui a toujours ce côté tranchant et quelque peu vicieux, sans doute sadique envers son publique, quelque chose d’acide qui ronge et qui fait mal. Pour autant c’est sincère, franc. Ce cinéma là ne ment pas, n’essaie pas de nous plonger dans une hypnose collective, il est cru, sec, si bien qu’on s’étrangle avec.

L’échelle de Jacob

l-echelle-de-jacob-d-adrian-lyne-le-meilleur-film-fantastique-10754336ixexk_1713L’ayant vu à une certaine époque, quand j’emmagasinais pas mal de films, faisant alors le gros de ma culture cinématographique, je venais de voir peu de temps avant Johnny got his gun qui m’avait pas mal traumatisé alors, et je m’attendais sans nul doute à quelque chose dans cet esprit là, un film sur la guerre du Vietnam, plus profond peut-être que ne l’était Apocalypse Now, et il l’est, d’une certaine manière. Mais L’échelle de Jacob évoque quelque chose de plus fort encore, et d’insidieux, de palpable derrière le voile. Je n’en dirais pas plus, car il faut conserver le mystère pour ceux ne l’ayant pas vu, mais ce film m’a scotché. L’atmosphère est grouillante, et parfois il lorgne carrément vers le film d’horreur auquel il empreinte quelques codes, comme ces apparitions dans le métro, tout en jouant avec le drame humain. Ayant plein de cordes à son arc, Adrian Lyne, joue sur plusieurs niveaux et nous offre un film profond, souffrant d’une méconnaissance assez incompréhensible quand on constate le génie de ce film. L’un des meilleurs films parlant du traumatisme, avec une atmosphère totalement anxiogène, et des séquences de stress se cumulant les unes après les autres sans laisser le moindre répit au spectateur, il devrait être plus connu, et il est étrange qu’il reste pour beaucoup, un film obscur alors que Apocalyspe Now fait figure de grand classique, mais ne soyons pas mesquins et évitons les comparaison foireuses, car qu’une chose soit clair, ces deux films n’ont strictement rien à voir, leur seul point commun est d’évoquer la guerre du Vietnam.

Le locataire

locataire-1976-07-gMon amour pour Roman Polanski est sans fin, il ne m’a déçu qu’une seule fois, avec Chinatown, mais du reste chacun de ses films m’a touché d’une manière particulière qu’aucun film n’avait pu le faire auparavant, il y a quelque chose d’anodin et de terriblement vrai avec son cinéma, mais de glaçant aussi, et de drôle, quoi qu’il en soit Le Locataire a laissé une trace indélébile car c’est sans doute l’un des films qui le plus joué avec mes angoisses. Véritablement anxiogène, Le locataire est un film qui joue sur des angoisses profondes, celle de l’étranger dans une nouvelle ville mais qui pourrait très bien s’appliquer à n’importe qui se sentant en dehors de la société qui l’entoure, et honnêtement, qui n’a jamais éprouvé ce sentiment. Ajoutez à cela une bonne ambiance bien malsaine dans un vieil immeuble parisien où la présence des voisins est très très audible, et visible, car non seulement ils sont là partout, et tout le temps mais son très intrusifs et moralisateurs, mais l’on pourrait remplacer les voisins par n’importe qui, vos amis qui ne cessent de vous juger, gentiment mais quand même, si en plus vous avez une histoire comme quoi la précédente personne exactement à votre place s’est suicidé dans de mystérieuses circonstances et que pour une raison obscure vous décidé d’enquêter sur elle, ce qui lentement mais assurément vous met à la place de cette personne… enfin vous l’aurez compris, ça parle de folie, d’angoisses et de paranoïa, si vous vous reconnaissez dans le personnage incarné par Polanski, vous allez en chier, un peu comme moi devant ce film.

L’exorciste

the_exorcist_01Découvert un soir d’Halloween, dans une petite salle, assise sur un strapontin, la salle était blindée, surchauffée, et l’atmosphère électrique. J’ai découvert le pouvoir de la peur dans cette salle, non pas sur moi mais sur les spectateurs, relativement jeunes, venus pour s’amuser, sans doute pensaient-ils rigoler devant, mais peu à peu, l’horreur s’est insinuée et a imposer un silence glaçant que personne n’a osé brisé. Glaçant, perturbant, insolent, violent, L’exorciste est tout cela, mais il est aussi indétrônable à l’instar de son réalisateur, William Friedkin qui n’a jamais succombé aux concessions et a toujours affiché un cinéma farouche, méchant, qui pique et qui fait mal, encore bien vivant aujourd’hui. Bien sûr, l’Exorciste, on a en a tous entendu parler, ce film culte a laissé son empreinte sur pas mal de film, et pas un seul film évoquant un exorcisme ou une possession démoniaque n’y fera pas référence, car c’est un passage devenu obligé. En fait, l’Exorciste est le Dracula pour les démons, il a imposer sa marque de fabrique et son style. Mais au delà de ça, c’est aussi une manière de filmer, lente, où le réalisateur prend le temps de poser son ambiance, son décor, ses personnages pour ensuite plonger tout ce petit monde en enfer, d’une manière si abrupte et sans condition que forcément vous en serez profondément traumatiser. L’exorciste est une leçon de peur!

Suspiria

suspiria-suspiria-18-05-1977-3-gVu relativement tard, en salle, je connaissais alors Dario Argento ayant vu quelques films plus policiers que fantastiques de lui, avec une copie relativement mauvaise numérique qui plus est, mais la claque était là. L’image m’a laissée muette. C’était sublime. Jamais un film ne m’avait transporté ainsi, dans un monde n’appartenant qu’à lui-même, d’une beauté inquiétante, époustouflante, et la peur que je voyais n’avait rien de pareil avec le reste du cinéma horrifique. Au fond, même dans les films de fantôme, on devine assez facilement d’où vient le fantôme (dans quasi tous les films), mais avec Suspiria, la menace peut venir de n’importe où, et même de l’endroit le plus improbable, fondre sur sa victime d’une manière complètement surréaliste. Le postulat fantastique ne sert au fond, qu’à cela, éveiller la peur, une peur efficace et profonde, sans être bloqué par la réalité. Et c’est cela qui rend sa terreur efficace. Disons qu’en plus, il fait preuve d’une grande cruauté, qu’il n’en finit pas de mettre à mort ses victimes, la mort est une amante capricieuse et sadique dans Suspiria. Des morts survenant n’importe quand, n’importe où, se cumulant avec l’atmosphère complètement onirique et hallucinogène, c’est véritablement le chef d’oeuvre de Dario Argento, en tout cas l’est-il à mes yeux. Mais à l’époque, Suspiria a confirmé mon amour pour le giallo. Et plus tard, Inferno vu également en salle, dans une copie sublime cette fois, m’a démontré que peu importe ce que Dario Argento peut produire aujourd’hui il a été et reste un grand cinéaste trop méconnu.

L’antre de la folie

l-antre-de-la-folie_745_4ea5efa04f13c137cc001c7f_1320216081Adolescente je dévorais les Stephen King et plus tard, j’ai découvert Lovecraft, ces deux auteurs majeurs pour moi qui sont à mes yeux (en n’oubliant ni Richard Mattheson ni Clive Barker), autant vous dire alors que lorsque j’ai découvert l’Antre de la folie, je suis tombée à la fois amoureuse, car c’était et cela reste à mes yeux la meilleure adaptation de Lovecraft, et en même temps, ce film ne peut pas vous laisser gentiment tranquille. Comme toujours avec John Carpenter, ou presque, on joue sur la carte de la folie, et de la paranoïa, mais surtout, c’est une plongée dans l’univers de Lovecraft, la folie donc, forcément, mais surtout l’idée d’une horreur tapie, à l’endroit où l’on ne regarde pas, derrière notre dos, une horreur donc en hors champs, mais qui dévore tout, qui rend fou, et étend son pouvoir. L’Antre de la folie sonne aussi comme un récit d’apocalypse par moment. Le tout reposant sur la croyance, y croyez vous ou pas? En bref, ce film réunit en un seul coup tout ce qui m’a un jour plu dans la littérature horrifique, et il le fait magistralement, c’est une oeuvre géniale qui n’a pas tant vieilli que ça.

Et vous, quel film vous a le plus marqué?

Quels ont été vos déclics cinématographiques? Ces pierres qui ont constitué la base de votre relation au cinéma… dites le moi dans les commentaires!

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