Quelques films d’horreur pour l’été, part 2.

antropophagus_vamosalcine1-1024x616Ah l’été, le sable fin, l’odeur de l’iode, les chapeaux de pailles, la crème solaire et ces psycho killers vous pourchassant pour vous déguster au petit déjeuner. On ne le répètera jamais assez, le premier danger des vacanciers c’est de finir en victime numéro un, en tout cas c’est ce que disent les films d’horreur et ceux figurant dans cette liste ne me démentiront pas! Alors pourquoi diable regarder ça? Primo pour que justement vous fassiez attention, secondo parce qu’il est bon de se filer quelques frissons par forte chaleur!

Frissons glacés sous le soleil.

On commence donc notre seconde partie avec un film qui à première vue tient plus du thriller. Et d’ailleurs on pourrait se demander ce qu’il y a à redouter du talentueux Mr Ripley, eh bien les héros du film vous dirons qu’il y a bien des choses à craindre d’un jeune homme prêt à tout pour profiter pleinement de ses vacances!

Plein Soleil de René Clément, 1960.

plein soleilL’original (le remake américain s’appelle Le Talentueux Mr Ripley avec Matt Damon incarnant le rôle titre) de René Clément est un film efficace et insidieux. Si assez rapidement on comprend que le jeune et dévoué Ripley n’est pas aussi innocent qu’il essaie de le faire croire on est loin de se douter à quel état de perversion il va plonger le couple qu’il a décidé de suivre et surtout de gâcher leurs vacances pour profiter pleinement des siennes. Quel autre film représente plus l’été que Plein Soleil se passant sur des paysages paradisiaques avec des fervents touristes?

Bien sûr, il y a aussi des touristes ennuyeux, et ce n’est pas uniquement les squateurs qui peuvent bousiller vos vacances, parfois c’est un ennuyeux personnage, un couple bruyant, un chien hurlant à la lune, parfois l’enfer c’est les autres, sauf qu’en vacances on a bien plus de mal à supporter justement les autres. C’est ce que démontre le film qui suit.

Touristes de Ben Wheatley, 2012

 affiche-Touristes-Sightseers-2012-2Sur un ton humoristique, Ben Wheatley dépeint un couple plutôt haut en couleur de personne à priori totalement ordinaire, polis, gentils, peut-être même un peu has-been qui se dévoilent pas si dénué de mordant. L’homme manifeste sa virilité dans le couple en dégommant tous ceux qui auraient l’idée farfelue de vouloir gâcher leurs vacances. Et sincèrement c’est très très drôle. Qui n’a jamais rêvé de faire taire l’insupportable coq qui aura passé son temps à gâcher vos grasses matinées durant vos vacances à la ferme? Eux n’hésitent pas, et ne s’arrête pas aux animaux bruyants…

Evidemment, quand c’est l’été et qu’on veut voyager à bas prix, quoi de mieux que de faire de l’auto-stop? Idéal pour les étudiants, mais plutôt bizarre quand c’est un type âgé portant une étrange et longue veste en cuir. Encore plus inquiétant quand on le ramasse par une nuit noire secouée par la pluie…

The Hitcher de Robert Harmon, 1986

THE-HITCHERLe trop souvent oublié The Hitcher est pourtant un petit chef d’oeuvre sur patte, une oeuvre vraiment peu commune, pleine d’onirisme mais aussi de réelles scènes de frayeur. Le tout sur un fond de road movie en plein désert américain, avec des paysages à perte de vue, une sorte de western à la sauce horrifique en somme. Avec sa poussière, ses paysages à perte de vue, son atmosphère d’autoroute abandonnée et vide, The Hitcher est un très bon film à visionner, tout particulièrement avant de prendre la route des vacances, juste histoire de s’assurer d’avoir les bons réflexes sur une route désertique en pleine nuit!

Ah le désert américain, une source d’inspiration pour le cinéma d’horreur, à tel point qu’on ne peut envisager de s’y balader sans craindre de tomber sur une famille de psychopathe en quête de chair fraiche. Et si ces derniers ont en plus subit des mutations qui les ont poussés à s’exclure de la société alors là, on peut vraiment craindre le pire!

La colline a des yeux de Wes Craven, 1977

la-colline-a-des-yeux-affiche_432421_18373L’histoire de cette famille américaine tout ce qu’il y a de plus banale débarquant après une petite erreur d’aiguillonnage dans un désert américain et tombant sur une famille de mutant devenus cannibales pour survivre a de quoi vous filer des sueurs froides. Evidemment après avoir vu ce film vous ne risquez plus d’avoir l’envie d’explorer une zone en apparence désertique, pour autant ce film typique des années 70 est pile poil le genre de film qui doit se regarder en été, tout particulièrement quand il fait une chaleur brûlante, et que le climat est sec au possible!

En restant dans la thématique cannibalisme, nous quittons le désert américain pour gagner le Texas où une autre tribu vivant en marge de la société dont elle a été exclu suite à la fermeture des abattoirs de la région s’est recyclé donc en s’attaquant aux voyageurs et tout particulièrement aux jeunes touristes innocents pour survivre.

Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper, 1974

film-massacre-a-la-tronconneuse24L’un des films d’horreur sans doute les plus cultes, et le plus malsain de tous, Massacre à la Tronçonneuse, indémodable et impitoyable. S’inspirant lui aussi d’un fait divers (et ouais, La colline a des yeux est inspiré d’un fait divers Ecossais), il file très rapidement les jetons en passant une bande son assez agaçante qui produit l’effet particulièrement malsain et marquant du film. Mais ce qui est le plus efficace c’est la mise en scène de cette famille de cannibale portant les visages des gens qu’ils ont dévorés comme des masques. Effrayant de bout en bout, ce film transpire le soleil, et les vacances tournant très très mal.

La version humoristique étant le volume 2 où Tobe Hooper s’est véritablement éclaté, je ne l’ai pas encore vu mais on m’en a dit le plus grand bien. Toujours dans le côté redneck fleurant bon la campagne américaine vous avez le succulent Tucker and Dale, une vision pleine d’humour bourrée de référence.

Quand on parle de vacances on pense souvent aux plages et moins souvent aux lacs. Pourtant, quel délicieux souvenir peuvent laisser les camps de vacances qu’on fréquentait quand on était petits, et pour certains c’est encore le cas quand ces derniers deviennent des moniteurs…

Vendredi 13 de Sean S. Cunningham, 1980

121013061447339972Marchant sur les traces d’un certain Michael Myers, Vendredi 13 n’en est pas moins un bon slasher. Certes la mise en scène n’est pas brillante, mais le film est terriblement efficace. D’une part parce qu’il s’agit ni plus ni moins qu’une version  trash et gore des dix petits nègres, en gros. On ne sait pas qui est le tueur, puisqu’il agit masqué, ni pourquoi il agit, en revanche chacun va y avoir droit, les uns à la suite des autres, dans un jeu de quille meurtrier. C’est un alignement de mort les uns à la suite des autres, toutes plus trashs. Chaudement recommandé à visionner l’été, surtout si vous séjournez dans un camp de vacances!

Vous voilà paré, pour vous rafraichir lors des fortes chaleurs, sortez l’un de ces films et paniquez! Bien sûr il y en a bien d’autres que j’aurais pu cité. En vrac Jeepers Creepers pour les adepte de la route, Hostel pour les p’tits curieux du genre à suivre les instructions d’un inconnu, Wolf Creek devenu classique et indémodable pour ceux qui partent en Australie cet été, Antropophagus pour les îles grecques ou bien La Cabane dans les bois plus récent, Tucker and Dale dans le registre de l’humour, etc… P’être que je vous ferais un troisième article sur le sujet, qui sait, ou bien je les garde sous le coude pour l’été prochain!

Passez de bonnes vacances!

Quoi qu’il en soit, profitez de l’été, du sable chaud et évitez les lieux malfamés, les endroits maudis, et les types arborant des masques de hockey, on ne sait jamais!

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