Snake Plissken, héros nihiliste.

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Snake Plissken, figue icônique.

Il y a 33 ans venait au monde une icône populaire, un de ces anti-héros complexe tel qu’ont pu en offrir les années 80. Anticonformiste, insolent, anarchiste, Snake Plissken est une version Carpentienne du justicier sans nom de la saga du dollar de Sergio Leone, une sorte de doigt tendu envers la société de consommation américaine. Né sans nul doute grâce à Mad Max qui a permit à Carpenter de pouvoir enfin réaliser son script, Snake a tout du héros impérissable et tout en New York 1997 respire le culte. Un look retro-futuriste, une atmosphère pesante, froide et glaciale, des méchants pratiquant le cannibalisme, et des looks inoubiables (comme la limousine aux chandeliers), une musique électro folle furieuse, des répliques simples mais efficaces « I shut down the third world, you win they lose. I shut down America, they win, you lose. The more things change, the more they stay the same.   » et plutôt anti-conformistes « Le Président de quoi ? » va immédiatement faire du film et de son héros des figures iconiques.

Pas vraiment le héros patriote qu’on a l’habitude de voir dans les blockbuster Hollywoodien, Snake avec son charisme viril, son refus d’obtempérer ou même de croire en ce système pourris, se battant pour survivre dans un futur apocalyptique qui finalement ressemble furieusement à de l’anticipation certes fataliste mais au fond pas si éloigné de la vision d’un Blade Runner ou d’un Minority Report, c’est à dire un futur probable, devient immédiatement un héros inconditionnel qui va irradier toute une génération d’adolescent et rentrer dans le panthéon des icônes populaires. L’image du héros viril boitant, blessé, traînant la patte mais continuant malgré tout, icône blessé, froissé, mise à mal le rend encore plus, au bout du compte, héroïque, renforçant l’aura qui se dégage du personnage.

Archi culte, il représente un héros en phase avec son temps, une époque de désillusion où l’on comprend que le système n’est pas là pour nous aider, un sentiment de trahison qui ne va cesser de gonfler, représenter par la suite par d’autres anti-héros dont certains tirent sans nul doute leur inspiration de Snake. Figure emblématique avec son cache oeil de pirate, sa tenue de cuir rétro futuriste avec une touche militaire, un torse tatoué, et une démarche de cow-boy solitaire, il est indéniable qu’il est une version modernisée du héros solitaire des westerns, mais plus que cela, il représente cette vague de désillusion qui sera portée plus tard par Fight Club et Matrix. Son image demeure, ainsi que le rêve illusoire d’une suite, quand des rumeurs circulent quand à un éventuel remake, il y aurait même eu l’évocation d’un jeu vidéo. Tout ceci reste pure spéculation évidemment, chose nullement étonnante quand on voit la série de remake entamée ces derniers temps.

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