Dark Touch, une poésie sombre brouillonne.

dark_touchDARK TOUCH
Sorti en salle en Mars 2014
Un film de Marina De Van
Avec Missy Keating, Marcella Plunket.

Réalisé par Marina de Van qui n’en est pas à son premier essai, la réalisatrice avait déjà réalisé une version du Petit Poucet mais surtout Ne vous retournez pas un film déroutant et plutôt bien fait qui jouait sur un postulat de départ qui fonctionne plutôt bien, Dark Touch est supposé être une version enfantine revisitée de Carrie.

La chose est d’ailleurs plutôt assumée, puisque on réalise assez vite de quoi est capable la gamine dans une scène d’introduction plutôt brouillonne où on a une séquence peu compréhensible d’une enfant avec des parents qui à priori abuse d’elle, la gamine s’enfuit dans la foret, atterrit dans une maison où les adultes tentent de l’aider, plutôt en vain. Quand les dits parents arrivent et la récupèrent, un vase vole et s’écrase contre un mur. Ce moment là précis est parfait, le reste de la séquence est brouillon, incompréhensible, mal ficelé. Comme une grande partie du film en fait qui nous offre une suite de scènes ne fonctionnant pas. Le principal défaut doit être le script, mais clairement les choix de mise en scène n’aide pas.

Je dirais qu’il y a des défauts de casting, un mauvais découpage et surtout une volonté assez brouillonne. On sent l’envie de mélanger les cartes pour donner quelque chose de moins cliché mais cela ne fonctionne pas, ça empêche juste la compréhension du spectateur. Le plus énervant cependant reste la lenteur à certains instants qui est inutile, tous ces moments devant la fenêtre qui n’ont aucune justification, et globalement un traitement des instants importants très rapide. Cependant ce qui perd définitivement le film est le manque de justification à pas mal de choses. Un tas d’éléments mis en place comme l’espèce de lien télépathique entre Neve et la femme la recueillant chez elle qui n’est utilisé à aucun moment. De même, l’assistante social ne sert à rien du tout si ce n’est à prouver que les adultes ne sont pas tous des bourreaux d’enfants.

Pourtant le sujet était intéressant et la volonté de la réalisatrice qu’on perçoit en filagramme aurait pu donner un très bon film. L’idée d’une vengeance qui finit par se transformer en mal contagieux, en une volonté de destruction totale a quelque chose d’assez magnifique et assez beau sauf que rien ne nous permet d’en profiter puisqu’il est très difficile de croire au film et de rentrer dedans. On soulignera néanmoins l’essai même s’il est raté.

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